FINANCES : Sortir de la boîte, Penser autrement Index du Forum

FINANCES : Sortir de la boîte, Penser autrement
Finance Européenne, Crise de la Dette, Banques, Zone Euro, Forum temporaire pour analyser l'activité , informer donner des nouvelles à ceux qui en ont envie .

 FAQFAQ   RechercherRechercher   MembresMembres   GroupesGroupes   S’enregistrerS’enregistrer 
 ProfilProfil   Se connecter pour vérifier ses messages privésSe connecter pour vérifier ses messages privés   ConnexionConnexion 

Renationalisation de la dette Française
Aller à la page: 1, 2  >
 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FINANCES : Sortir de la boîte, Penser autrement Index du Forum -> Rubrique Finance -> Billets d'humeur
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Mer 21 Nov - 11:25 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

La France est le pays dont la dette est la plus externalisée .. (détention par des non résidents) .. 


A droite comme à gauche , de nombreuses voix s'élèvent pour la renationaliser : c'est à dire la proposer directement aux ménages 


Pour çà Monsieur Moscovici ferait bien d'ajoindre un service supplémentaire pour les Serviteurs du Trésor : celui qui permettrait d'acheter directement des obligations . Cela entrainerait une stabilisation des taux ainsi qu'une diminution des coûts d'intermédiation 


Il n'y a pas grand chose à rajouter à l'excellent article de l'Expansion sur le sujet : 


Pourquoi il faut renationaliser la dette de la France


Réduire notre dette publique est un impératif. La renationaliser en est un autre.
Si la France, avec une dette égale à 91 % de son produit intérieur brut (1 832 milliards d'euros), se trouve dans la moyenne de l'OCDE, elle est de loin le pays qui a le plus faible taux de détention par des résidents : 37 %, contre 92 % au Japon, 71 % au Royaume-Uni, 66 % aux Etats-Unis, environ 50 % en Allemagne et dans la zone euro. Une situation pour le moins paradoxale, puisque les Français ont un taux d'épargne record (en moyenne, 17 % du revenu annuel disponible) et un patrimoine financier considérable (3 500 milliards d'euros).


Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 21 Nov - 11:25 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
laurent


Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2012
Messages: 16
Localisation: paris

MessagePosté le: Mer 21 Nov - 21:30 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Ce sujet m'intéresse depuis longtemps et je pense qu'il faut y réfléchir sérieusement.
J'avais fait un papier il y a 2 ans sur un forum "assurance vie", dans lequel je blaguais sur l'ironie suivante :
mes 120 k€ de fonds euros me rapportaient environ 4%, donc en simplifiant (car le fonds ne contient pas que de la dette française), l'état me verse 4800 euros d'intérets, et à coté de ça l'état me prend des impots sur mon salaire pour une somme sensiblement équivalente..
Je disais alors : "chiche, vous ne versez plus d'intérets, et en échange vous ne me spoliez pas par les impots".


C'est évidemment ultra simpliste..


Historiquement, décidément avec le recul ça commence à faire bcp sur la "gauche" (je parle de cette gauche serpillière qu'est le PS) quand ils sont au pouvoir :
La transformation des "bons du trésor" en obligations négociables sur les marchés date de bérégovoy ministre des finances en 1985...
L'institution "CSG" qui est une flat tax chère aux libéraux (sans progressivité donc) a été faite par Rocard.
Le régime des "stock options" mis en place par DSK ministre des finances


etc.. bref l'image que peut avoir l'électorat "de base" est quand même assez éloignée des fait.. (attention je ne fais pas d'éloge à l'agité qui nous a gouverné pendant 5 ans et qui doit bien se marrer de voir dans quel état est son ancienne armée UMP..)


Zut j'ai donc dévié du sujet "renationalisation de la dette" (c'était juste pour rappeler ce qu'avait fait Bérégovoy)..


Disons que je suis favorable à l'idée, mais on doit l'entourer de précautions multiples, il suffit de se souvenir du coût final de "l'emprunt giscard" pour l'état.. (ça me permet d'égratigner un politique de droite au passage, sinon vous allez croire que je suis "anti PS").


1) Tout d'abord il faut évidemment réserver la souscription à de tels "bons du trésors" à des "résidents fiscaux" français. 
Pas question donc de permettre à un "français" exilé fiscal en Suisse ou ailleurs de pouvoir en bénéficier..


2) Il faut ensuite permettre à des "non imposables" d'y souscrire, et donc si on doit réfléchir à des incitations fiscales, il ne faut pas privilégier les hauts revenus, bref il ne faut pas que ça  devienne une "nouvelle niche" pour permettre aux plus riches d'échapper à l'impot.


3) il faut veiller par des moyens efficaces à ce que ça ne serve pas à recycler de l'argent sâle (trafic de drogue, mafia corse ou peu importe)


5) je suis totalement contre l'idée que ces "bons" puissent être cotés (pour soi-disant en assurer la liquidité). ça doit plutôt fonctionner comme des "parts sociales" des différentes banques mutualistes, en gros ce ne sont pas des obligations dont le cours varie selon l'humeur des marchés, la remontée des taux (avec baisse du cours de l'oblig), etc.. : on doit pouvoir autoriser quelqu'un à sortir "avant l'échéance", et si c'est en cours d'année on peut fixer des règles sur le paiement des intérêts au pro-rata de la détention (comme les parts de SCPI par exemple), mais le cours nominal est maintenu fixe !


6) la rémunération et la fiscalité : l'auteur de l'article sur l'expansion envisage un taux de l'ordre de 4%, en argumentant que l'état en récupèrerait environ 1/3 par les impôts et contributions sociales. 
Pour moi c'est une usine à gaz, il faut faire plus simple : les revenus de ces bons ne seraient pas fiscalisés, mais les taux garantiraient au porteur la préservation de son capital ajusté de l'inflation, ce qui finalement n'est pas si mal par les temps qui courent.. 
En effet le pauvre type qui aujourd'hui souscrit à une oblig à 2.1%, qui va prendre 45% d'imposition (tranche marginale à 30% plus 15.5% de Prélèvement sociaux), et qui va prendre 2% d'inflation en pleine poire prête donc à perte..


Donc si moi particulier je souscris à un bon du trésor émis par l'état dans lequel je vis, je demande à cet état de me rembourser le nominal évidemment à l'échéance, et je lui demande de me payer chaque année un taux non connu à l'avance mais qui est déterminé par le taux d'inflation. Le tout au final n'étant pas fiscalisé, si on ne veut pas que les "riches" (les ultra riches, les 1% ou 0.1%) soient les seuls à bénéficier de cet avantage, on plafonne le montant de souscription possible à un % des revenus, un peu comme on le fait sur un contrat "madelin" ou "perp".


On pourrait même pousser le bouchon un peu plus loin et accorder un crédit d’impôt (à calculer) non pas à la souscription, mais à l'échéance, pour ceux qui ont eu le mérite de garde le bon pendant toute sa durée de vie (5 ans, 8 ans, 10 ans, 15 ans, etc..)


Ce système ne siphonnerait pas le livret A car la liquidité serait moindre (on ne peut pas en 2 jours récupérer 100% de sa mise), on peut par exemple envisager de limiter les sorties avant échéance à une fraction du montant souscrit, ou un plafond / an.
Ce système provoquerait une dé-collecte probable sur les fonds euros de l'assurance vie, car avec des rendements moyens à 3% probables cette année, si on enlève 15% de PS, et si on ajoute l'IR en cas de retrait au delà de l'abattement, autant avoir des "bons du trésor" à 2% non fiscalisés.


A raison de 180 mds d'euros émis chaque année pendant 5 ans (rythme actuel des émissions obligataires françaises), si 50% de ces sommes sont orientées vers ces "bons du trésor", c'est 450 milliards d'euros de dette renationalisée en 1 mandature !


Bien évidemment, car il ne faut pas nous prendre "que pour des cons".. le dépositaire de ces bons n'est pas une quelconque banque privée qui va en profiter pour améliorer ces ratios "tiers 1" et aller faire joujou ensuite sur les marchés.. ces bons sont nominatifs et déposés à la banque de france !


D'autres idées ?
ça vous plairait ?
je prépare un papier là dessus mais je voulais partager les idées avant Smile


Laurent


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 00:06 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

@Laurent 
J'ai plein de choses à te répondre là dessus .. mais tu m'excuses , ce sera pour demain ..laisses moi le temps .. 
C'est un sujet très important . 


Revenir en haut
laurent


Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2012
Messages: 16
Localisation: paris

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 19:25 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Simone Wapler : Si les Français épargnaient moins, les marchés seraient beaucoup plus exigeant sur les taux d'intérêt qu'ils exigent de la France lorsqu'elle s'endette. L'épargne privée, liquide et mobilisable des Français constitue pour nos créanciers étrangers une sorte de garantie.
Un pays fait faillite s'il ne rembourse pas ses créanciers étrangers. Si la situation française s'aggravait, le gouvernement pourraient alors prendre un certains nombre de mesures draconiennes pour mobiliser cette épargne à son service. Cette ruée vers le Livret A arrange donc l'État car, ainsi, la dette peut redevenir française en cas d'urgence.


http://linkii.net/ru


Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 20:22 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Laurent 
Regardes ce que viennent de trouver les Occupy américains : ils rachètent les dettes !!!! 
Transfères l'idée aux dettes souveraines décotées , çà donnerait quoi ? 


J'ai hurlé de rire en lisant cette information : 

Occupy rachète les dettes

Une superbe initiative relatée par Regards , magazine dont Clementine Autain est la Directrice de Rédaction. 
Pour Occupy Wall Street, la dette des particuliers est un problème collectif. Depuis jeudi, ils rachètent les dettes médicales d’anonymes dans le besoin et les annulent.

 


Citation:
une journée seulement après le lancement officiel de « Strike Debt », les 99% avaient récolté près de 300 000 dollars de dons. Mais voilà : sur le marché de la dette des particuliers, avec 300 000 dollars, on peut acheter pour près de 6 millions de dollars de dette. « On veut que les gens se demandent pourquoi la dette est si bon marché pour tout le monde à l’exception du débiteur, explique Christopher, humanitaire le jour, membre actif d’Occupy la nuit. Notre initiative est un geste d’entraide, mais aussi un moyen de mettre en pleine lumière les dysfonctionnements de cette industrie rapace qui s’enrichit sur la misère humaine. »



Revenir en haut
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 21:15 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Laurent 
Pour répondre à ta réflexion ci dessus : relis l'emprunt les conditions de l'emprunt pinay : Exonération de droits de succession et indexation sur l'or . Il a fait un tabac . 
L'exonération totale ou partielle  des droits de succession comporte un avantage de plus , ce n'est pas une dépense immédiate .. C'est une recette future en moins et justement , elle peut être une incitation .. Pour moi il n'est même pas nécessaire d'avoir un 4% de rendement.. Avec une exonération , un pourcentage moindre serait suffisant . 


Par ailleurs il y a 15 ou 20 ans , tu avais des OAT vendus directement au public dont les rendements étaient indexés sur l'inflation .C'est l'intermédiation financière obligatoire qui a  fragilisé la détention de la dette française et qui la fait partir à l'étranger.  


Revenir en haut
Danyves
Groupe des Six

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 8 405

MessagePosté le: Jeu 22 Nov - 21:54 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

"Par ailleurs il y a 15 ou 20 ans , tu avais des OAT vendus directement au public dont les rendements étaient indexés sur l'inflation .C'est l'intermédiation financière obligatoire qui a  fragilisé la détention de la dette française et qui la fait partir à l'étranger."  



Pour la mise sous tutelle anglo-saxonne, américaine; ce que ne voulait pas le Général de Gaulle, qui avait expérimenté les tentatives.


Revenir en haut
laurent


Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2012
Messages: 16
Localisation: paris

MessagePosté le: Ven 23 Nov - 00:29 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

exonération des droits de succession... et autres mécanismes "intelligents".
Par exemple l'état abonde avec une "prime" les plans epargne logement (et les comptes épargne logement) en cas de demande de pret : il y aurait par exemple une idée à creuser sur le fait que lorsqu'un particulier détient de la dette française, cette détention soit comptabilisée en "apport" (comme le sont les PEL / CEL), l'état pourrait libérer du foncier en échange de ces titres, agir à travers une banque publique comme preteur / garant
=> je veux acheter ou faire construire, j'ai de l'épargne placée dans de la dette, au lieu que je paye des intérets d'emprunt, l'état mange petit à petit mon capital de dette..

On pourrait imaginer exactement le meme principe sur des créations d'entreprises.. faudrait d'abord faire le ménage à la "Caisse Des Copains" mais c'est jouable.

Si je prends mon exemple perso, je ne suis pas propriétaire mais dispose d'une certaine épargne. Je suis prêt en 1 semaine à acheter pour l'équivalent de 30% de mon épargne en "bon du trésor", mais si je veux acheter un appart dans 1 an, je ne veux pas en pâtir.. donc cette somme soit allège mon emprunt car en fait c'est l'état qui remboursera... soit sert de caution

Tout ça serait jouable avec une fibre "patriotique", à condition cependant d'avoir un droit de regard sur l'utilisation qui en est faite.. Je ne suis pas libéral au sens "privatisons la poste, les prisons ou je ne sais quoi", mais il faut quand meme sérieusement dégraisser le mammouth : diviser par 2 ou 3 notre personnel politique en supprimant au moins un étage dans le mille feuilles etat / région /conseillers généraux / canton / villes / communauté d'agglomérations / députés / sénateurs.
Idem dans toutes les "commissions" et autres "conseil machin truc" : à chaque fois que j'ai mis les pieds au CESE, c'est juste hallucinant de voir autant de mec payés aussi cher à rien foutre..

Quant à De Gaulle qui ne voulait pas de la tutelle anglo-saxone, je vous remets sa conférence de presse de 1965 ? il avait tout compris Wink


Dernière édition par laurent le Ven 23 Nov - 03:18 (2012); édité 2 fois
Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Ven 23 Nov - 01:41 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Laurent 


Pour la conférence de presse , ne t'ennuies pas , je la remets .. ^^^
Elle a fait partie de mes premiers billets de blogs sur mediapart . 


Question – M. le Président, en changeant en or une partie de ses avoirs en dollars, la France a provoqué certaines réactions qui ont fait apparaître les défauts du système monétaire actuel. Etes-vous partisan de réformer ce système, et, si oui, comment ?
Réponse (De Gaulle) – Je vais tâcher d’expliquer ma pensée sur ces points, A mesure que les États de l’Europe occidentale, décimés et ruinés par les guerres, recouvrent leur substance, la situation relative qui avait été la leur par suite de leur affaiblissement apparaît comme inadéquate, voire abusive et dangereuse. Rien, d’ailleurs, dans cette constatation n’implique de leur part et, notamment, de celle de la France quoi que ce soit d’inamical à l’égard d’autres pays, en particulier de l’Amérique. Car, le fait que ces États veuillent, chaque jour davantage, agir par eux-mêmes dans tout domaine des relations internationales procède simplement du mouvement naturel des choses. Il en est ainsi pour ce qui est des rapports monétaires pratiqués dans le monde depuis que les épreuves subies par l’Europe lui firent perdre l’équilibre. Je veux parler – qui ne le comprend? – du système apparu au lendemain de la Première Guerre et qui s’est établi à la suite de la Seconde.
On sait que ce système avait, à partir de la Conférence de Gênes, en 1922, attribué à deux monnaies, la livre et le dollar, le privilège d’être tenues automatiquement comme équivalentes à l’or pour tous paiements extérieurs, tandis que les autres ne l’étaient pas. Par la suite, la livre ayant été dévaluée en 1931 et le dollar en 1933, cet insigne avantage avait pu sembler compromis. Mais l’Amérique surmontait sa grande crise. Après quoi, la Deuxième Guerre mondiale ruinait les monnaies de l’Europe en y déchaînant l’inflation. Comme presque tontes les réserves d’or du monde se trouvaient alors détenues par les États-Unis, lesquels, en tant que fournisseurs de l’univers, avaient pu conserver sa valeur à leur propre monnaie, il pouvait paraître naturel que les autres Etats fissent entrer indistinctement des dollars ou de l’or dans leurs réserves de change et que les balances extérieures des paiements s’établissent par transferts de crédits ou de signes monétaires américains aussi bien que de métal précieux. D’autant plus que l’Amérique n’éprouvait aucun embarras à régler ses dettes en or si cela lui était demandé. Ce système monétaire international, ce « Gold Exchange Standard », a été par conséquent admis pratiquement depuis lors.
Cependant, il ne paraît plus aujourd’hui aussi conforme aux réalités et, du coup, présente des inconvénients qui vont en s’alourdissant. Comme le problème peut être considéré dans les conditions voulues de sérénité et d’objectivité – car la conjoncture actuelle ne comporte rien qui soit, ni très pressant, ni très alarmant – c’est le moment de le faire.
Les conditions qui ont pu, naguère, susciter le « Gold Exchange Standard » se sont modifiées, en effet. Les monnaies des Etats de l’Europe occidentale sont aujourd’hui restaurées, à tel point que le total des réserves d’or des Six équivaut aujourd’hui à celui des Américains. Il le dépasserait même si les Six décidaient de transformer en métal précieux tous les dollars qu’ils ont à leur compte. C’est dire que la convention qui attribue au dollar une valeur transcendante comme monnaie internationale ne repose plus sur sa base initiale, savoir la possession par l’Amérique de la plus grande partie de l’or du monde. Mais, en outre, le fait que de nombreux Etats acceptent, par principe, des dollars au même titre que de l’or pour compenser, le cas échéant, les déficits que présente, à leur profit, la balance américaine des paiement, amène les États-Unis à s’endetter gratuitement vis-à-vis de l’étranger. En effet, ce qu’ils lui doivent, ils le lui paient, tout au moins en partie, avec des dollars qu’il ne tient qu’à eux d’émettre, au lieu de les leur payer totalement avec de l’or, dont la valeur est réelle, qu’on ne possède que pour l’avoir gagné et qu’on ne peut transférer à d’autres sans risque et sans sacrifice.
Cette facilité unilatérale qui est attribuée à l’Amérique contribue à faire s’estomper l’idée que le dollar est un signe impartial et international des échanges, alors qu’il est un moyen de crédit approprié à un Etat.
Évidemment, il y a d’autres conséquences à cette situation.
Il y a en particulier le fait que les Etats-Unis, faute d’avoir à régler nécessairement en or, tout au moins totalement, leurs différences négatives de paiements suivant la règle d’autrefois qui contraignait les États à prendre, parfois avec rigueur, les mesures voulues pour remédier à leur déséquilibre, subissent, d’année en année, une balance déficitaire. Non point que le total de leurs échanges commerciaux soit en leur défaveur. Bien au contraire! Leurs exportations de matières dépassent toujours leurs importations. Mais c’est aussi le cas pour les dollars, dont les sorties l’emportent toujours sur les rentrées. Autrement dit, il se crée en Amérique, par le moyen de ce qu’il faut bien appeler l’inflation, des capitaux, qui, sous forme de prêts en dollars accordés à des Etats ou à des particuliers, sont exportés au dehors. Comme, aux États-Unis même, l’accroissement de la circulation fiduciaire qui en résulte par contre-coup rend moins rémunérateurs les placements à l’intérieur, il apparaît chez eux une propension croissante à investir à l’étranger. De là, pour certains pays, une sorte d’expropriation de telles ou telles de leurs entreprises.
Assurément, une telle pratique a grandement facilité et favorise encore, dans une certaine mesure, l’aide multiple et considérable que les États-Unis fournissent à de nombreux pays en vue de leur développement et dont, en d’autres temps, nous avons nous-mêmes largement bénéficie. Mais les circonstances sont telles aujourd’hui qu’on peut même se demander jusqu’ou irait le trouble si les États qui détiennent des dollars en venaient, tôt ou tard, à vouloir les convertir en or? Lors même, d’ailleurs, qu’un mouvement aussi général ne se produirait jamais, le fait est qu’il existe un déséquilibre en quelque sorte fondamental. Pour toutes ces raisons, la France préconise que le système soit changé. On sait qu’elle l’a fait, notamment, lors de la Conférence monétaire de Tokyo. Étant donné la secousse universelle qu’une crise survenant dans ce domaine entraînerait probablement, nous avons en effet toutes raisons de souhaiter que soient pris, à temps, les moyens de l’éviter. Nous tenons donc pour nécessaire que les échanges internationaux s’établissent, comme c’était le cas avant les grands malheurs du monde, sur une base monétaire indiscutable et qui ne porte la marque d’aucun pays en particulier.
Quelle base ? En vérité, on ne voit pas qu’à cet égard il puisse y avoir de critère, d’étalon, autres que l’or. Eh ! oui, l’or, qui ne change pas de nature, qui se met, indifféremment, en barres, en lingots ou en pièces, qui n’a pas de nationalité, qui est tenu, éternellement et universellement, comme la valeur inaltérable et fiduciaire par excellence. D’ailleurs, en dépit de tout ce qui a pu s’imaginer, se dire, s’ écrire, se faire, à mesure d’immenses événements, c’est un fait qu’encore aujourd’hui aucune monnaie ne compte, sinon par relation directe ou indirecte, réelle ou supposée, avec l’or. Sans doute, ne peut-on songer à imposer à chaque pays la manière dont il doit se conduire à l’intérieur de lui-même. Mais la loi suprême, la règle d’or – c’est bien le cas de le dire – qu’il faut remettre en vigueur et en honneur dans les relations économiques internationales, c’est l’obligation d’équilibrer, d’une zone monétaire à l’autre, par rentrées et sorties effectives de métal précieux, la balance des paiements résultant de leurs échanges.
Certes, la fin sans rudes secousses du « Gold Exchange Standard », la restauration de l’étalon -or, les mesures de complément et de transition qui pourraient être indispensables, notamment en ce qui concerne l’organisation du crédit international à partir de cette base nouvelle, devront être concertées posément entre les Etats, notamment ceux auxquels leur capacité économique et financière attribue une responsabilité particulière. D’ailleurs, les cadres existent déjà où de telles études et négociations seraient normalement menées. Le Fonds monétaire international, institué pour assurer, autant que faire se peut, la solidarité des monnaies, offrirait à tous les Etats un terrain de rencontre approprié, dès lors qu’il s’agirait, non plus de perpétuer le « Gold Exchange Standard », mais bien de le remplacer. Le « Comité des Dix », qui groupe, aux côtés des États-Unis et de l’ Angleterre, d’une part la France, l’ Allemagne, l’Italie, les Pays-Bas et la Belgique, d’autre part le Japon, la Suède et le Canada, préparerait les propositions nécessaires. Enfin, il appartiendrait aux Six États qui paraissent en voie de réaliser une Communauté économique européenne d’élaborer entre eux et de faire valoir au-dehors le système solide que recommande le bon sens et qui répond à la puissance renaissante de notre Ancien Continent.
La France, pour sa part, est prête à participer activement à la vaste reforme qui s’impose désormais dans l’intérêt du monde entier.
Charles de Gaulle
Extrait de “Discours et Messages” – Charles de Gaulle – Plon, 1970 – pages 330 à 334


Revenir en haut
laurent


Hors ligne

Inscrit le: 17 Nov 2012
Messages: 16
Localisation: paris

MessagePosté le: Ven 23 Nov - 03:14 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Sur la recommandation de l'économiste Jacques Rueff qui voyait la conquête de l'espace et le conflit vietnamien déséquilibrer la balance des paiements des États-Unis, de Gaulle réclama à ces derniers la contrepartie en or d'une forte proportion des dollars détenus par la France. L'opération était légale, car le dollar était défini officiellement comme correspondant à 1/35 d'once d'or. Règlements internationaux obligent, les États-Unis durent obtempérer et l'or fut transféré en France. En 1971, les États-Unis mettront fin à la parité pour faire « flotter » le dollar. À la suite des chocs pétroliers de 1973 et de 1979, les cours de l'or s’envoleront : le conseil de Jacques Rueff était judicieux à long terme.

Revenir en haut
Visiter le site web du posteur
Danyves
Groupe des Six

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 8 405

MessagePosté le: Ven 23 Nov - 19:22 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Search Results



  1. La monnaie histoire d'une imposture: Amazon.fr: Philippe Simonnot ...www.amazon.fr › Livres › Amazon Rachète - Translate this page

    La monnaie histoire d'une imposture de Philippe Simonnot, Charles Le Lien sur Amazon.fr. Livraison gratuite et -5% sur tous les livres.



  2. La monnaiehistoire d'une imposture - YouTube

    ► 4:15► 4:15

    www.youtube.com/watch?v=fWMEI-8fHCA19 Jul 2012 - 4 min - Uploaded by hebdovideo
    Le livre de Philippe Simonnot et Charles Le Lien (Ed. Perrin) décoiffe. Ces deux experts économiques et ...





    More videos for la monnaie histoire d'une imposture »



  3. La monnaiehistoire d'une imposture | Le Cercle Les Echos
    lecercle.lesechos.fr/.../monnaie-histoire-imposture - Translate this page

    28 mai 2012 – Cette question est l'objet du livre de Philippe Simonnot et Charles Le Lien : "La monnaiehistoire d'une imposture" (Perrin, 2012 - parution le ...






  4. 1 - Philippe Simonnot : «La monnaiehistoire d'une imposture» - RFI
    www.rfi.fr/.../20120602-1-philippe-simonnot-mon... - Translate this page

    2 juin 2012 – Une semaine d'actualité -02/06/2012 : Philippe Simonnot, économiste indépendant, auteur avec Charles Le Lien de « La monnaiehistoire ...






  5. "La monnaie - Histoire d'une imposture" de P. Simonnot et C. Le Lien
    www.francisrichard.net/article-la-monnaie-histoire... - Translate this page

    26 juin 2012 – La monnaie a une grande importance dans le fonctionnement des économies. Le grand public européen commence à s'en rendre compteavec ...






  6. La monnaie : histoire d'une imposture - broché - Fnac.com - Philippe ...
    livre.fnac.com/.../Philippe-Simonnot-La-monnaie-... - Translate this page

    Fnac.com : Livraison gratuite et - 5% sur tous les livres. Achetez neuf ou d' occasion :La monnaie : histoire d'une imposture, Philippe Simonnot, Charles Le Lien, ...






  7. La monnaiehistoire d'une imposture (Philippe Simonnot et Charles ...
    leblogalupus.com/.../la-monnaie-histoire-dune-imp... - Translate this page

    16 sept. 2012 – La monnaiehistoire d'une imposture (Philippe Simonnot et Charles Le Lien) Le livre de Philippe Simonnot et Charles Le Lien (Ed. Perrin) ...






  8. « La monnaiehistoire d'une imposture » |
    www.gold.fr/.../la-monnaie-histoire-dune-impostur... - Translate this page

    23 juin 2012 – La monnaiehistoire d'une imposture : c'est le dernier livre de Philippe Simonnot et Charles Le Lien. Dans cet ouvrage les deux auteurs ont ...






  9. La monnaiehistoire d'une imposture : la critique d'Yvon Gattaz
    www.ndf.fr/.../la-monnaie-histoire-dune-imposture... - Translate this page

    26 juil. 2012 – Présentation du livre La monnaiehistoire d'une imposture, de Philippe Simonnot et Charles Le Lien, (Éditions Perrin), par Yvon Gattaz, le 2 ...






  10. « LA MONNAIEHISTOIRE D'UNE IMPOSTURE » Editions Perrin ...
    www.lecri.fr/.../la-monnaie-histoire-dune-impostur... - Translate this page

    LA MONNAIEHISTOIRE D'UNE IMPOSTURE » Editions Perrin. Votez ! (Aucun vote). Publié par Rédaction Opinions avr 19, 2012 Imprimer cet article. Perrin ...




Revenir en haut
Danyves
Groupe des Six

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 8 405

MessagePosté le: Dim 9 Déc - 21:01 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

De France Prune à France Trésor ?
05 décembre 2012 Par 2iemDB


Revenir en haut
Danyves
Groupe des Six

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 8 405

MessagePosté le: Dim 9 Déc - 21:07 (2012)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Tsipras calls for euro debt conference

Leftwing Greek opposition leader says only viable solution to debt crisis is 'a haircut for Greece and entire southern periphery'


Revenir en haut
Danyves
Groupe des Six

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 8 405

MessagePosté le: Mer 9 Jan - 12:38 (2013)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/12/28/293-loi-de…






LOI DE 1973 : les aveux de Rocard et deux nouvelles pistes pour comprendre l'effet véritable de la loi
Par Étienne, vendredi 28 décembre 2012 à 12:08 - Approche économique de la souveraineté - #293 - rss


LOI DE 1973 : 
• les aveux de Rocard 
• et deux nouvelles pistes pour comprendre l'effet véritable de la loi

Rocard explique enfin lui-même, en 2 minutes, 
L'IMPORTANCE CRUCIALE DE LA LOI DE 1973 
dans la non nécessaire, ruineuse et antisociale 
DETTE PUBLIQUE de la République Réprivée Française
Voici un extrait passionnant :


 
 


Revenir en haut
shadok
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 16 Oct 2012
Messages: 2 052

MessagePosté le: Mer 9 Jan - 13:51 (2013)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française Répondre en citant

Merci  Danyves : les aveux de Rocard sont parfaits ... 
 
 
Citation:

Michel ROCARD : … elle finançait l’Etat sans intérêt. Sans intérêt. Si on était resté là, aujourd’hui, avec tous les emprunts qu’on a fait depuis – puisqu’on emprunte tous les ans – la dette publique française serait de 16 ou 17% du Produit National Brut. Mais en 1974 , on a eu une loi stupéfiante qui s’appelle la loi bancaire, qui a interdit à l’Etat de se financer sans intérêt auprès de la Banque de France, et qui a obligé notre Etat… nous faisions comme les Allemands, tout le monde, c’était un peu la mode, c’était une façon de penser… On a obligé les Etats à aller se financer sur le marché financier privé, à 4 ou 5%. Et du coup, notre dette, elle est maintenant à 90-91% du produit national brut. C’est un peu effrayant.La dette s’est moins augmentée du surplus post Lehman brothers que j’évoquais tout à l’heure. Ce qui veut dire tout d’abord que l’humanité a vécu quelques siècles en se finançant à l’œil et sans avoir de crise de la dette souveraine. Ça donne des idées, tout de même… 

Quand on sait que la Banque centrale américaine, a depuis ça, pour éviter la récession, fait bien plus que tous les autres en prêtant 1.200 milliards de dollars en plus des 700 milliards de dollars du plan OBAMA officiel à 0,01% d’intérêt, aux banques en difficulté. Les banques, qui nous avaient mis en difficulté mais qui y étaient elles-mêmes, trouvaient leur argent pour s’en sortir à 600 fois plus [moins] cher le loyer de l’argent que la pauvre Grèce. Et même à 300 fois plus [moins] cher que nous ! Qu’est-ce que c’est que ce jeu imbécile ? C’était donc possible de l’éviter. C’était votre question. Mais…

Olivier DUHAMEL : Mais nous reprendrons dans quelques instants…

Michel ROCARD : Mais, bon, et alors pour le moment nous sommes endettés…

Olivier DUHAMEL : car nous devons faire une coupure publicitaire, on doit interrompre la rétrospective multiséculaire de Michel ROCARD parce que nous avons une pause publicitaire obligée.

[Annonce : Sur Europe 1, Olivier DUHAMEL, Michel FIEL, Mediapolis spécial avec Michel ROCARD]

Michel FIELD : Petite pédagogie de la crise financière de Michel ROCARD

Michel ROCARD : haha…

Michel FIELD : On pouvait faire autrement, donc ?

Michel ROCARD : On pouvait faire autrement, mais on n’a pas fait autrement. Donc les règles du jeu sont là et maintenant on est coincé et il faut rembourser la dette. Alors, il y a de très grands économistes – les deux derniers Prix Nobel, l’un s’appelle Paul KRUGMAN, l’autre s’appelle Joseph STIGLITZ, qui disent « arrêtez, arrêtez, ne faites pas les fous, n’aggravez pas votre récession, parce que la dépense publique, la dépense d’Etat, c’est aussi des salaires, des chantiers, des travaux publics, de l’activité, de l’économie. Vous éteignez le moteur de la dépense publique : vous ralentissez la croissance. Faites pas ça, dit-il, si vous ralentissez votre croissance, vous ne pourrez plus payer vos impôts ».

Olivier DUHAMEL : « Faites pas ça, dit-il » et pourtant c’est ce que l’Europe fait.

Michel ROCARD : ça c’est ce que disent les derniers Prix Nobel, qui hurlent à la défense. Mais la loi reçue est ancienne, et la loi reçue, c’est pas ça, et son grand prêtre est encore Madame MERKEL. Et Madame MERKEL, elle dit : « les économies se portent d’autant mieux que l’Etat s’en mêle moins ». Ce qui veut dire d’ailleurs que sur la crise de 2007-2008, il aurait fallu laisser se faire complètement les faillites. Pas seulement Lehman Brothers, beaucoup d’autres, pour que le marché soit apuré. Voilà ce qu’elle dit. Elle dit : « Vous retrouverez de la croissance quand vous aurez retrouvé de la confiance. Quand tout le monde aura le sentiment qu’une dette est faite pour être payée. Que si on met de l’argent quelque part, on le récupère : c’est ça la condition pour redémarrer la croissance. » 

Dans la condition où nous sommes, ce redémarrage suppose que nous aggravions la récession chez nous. Et c’est un combat intellectuel. Alors, il y a en fait deux batailles là-dedans. La première bataille, elle est institutionnelle : quel est le pouvoir de commandement dans l’Euro ? Je vais prendre un exemple tout bête : il doit y avoir 150 ans que le département de la Corse équilibre mal ses comptes – la Corse est pas très bien gérée... Personne n’a jamais entendu dire, à la Banque de France, « j’en ai assez de la Corse, je ne reconnais plus la Corse, et je l’envoie se faire financer sur les marchés étrangers ». On n’a jamais dit ça. Alors le Franc est là, la Corse peut faire ce qu’elle veut au fond – ou la Bretagne – enfin, le Trésor garanti. Une vraie monnaie, c’est ça. Et quand on a créé l’Euro, on n’a pas donné au gérant de l’Euro, le vrai pouvoir de faire ça. Il fallait le faire pour la Grèce parce que sinon on ne pas croire en une monnaie. Voilà ce qui s’est passé avec l’Euro. Il fallait donc donner à la Grèce. Parce que la Grèce… tout cela est un peu idiot : la Grèce c’est tout petit, la Grèce c’est 1,5% du Produit brut européen. Un bon coup de bataille contre la spéculation avec des munitions mises par la banque centrale : on gagne. Mais la Banque centrale n’a pas le droit d’émettre. C’est ça, la crise.


Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 01:51 (2016)    Sujet du message: Renationalisation de la dette Française

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    FINANCES : Sortir de la boîte, Penser autrement Index du Forum -> Rubrique Finance -> Billets d'humeur Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Aller à la page: 1, 2  >
Page 1 sur 2

 
Sauter vers:  

Portail | Index | créer son forum | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com