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Austérité en Europe
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BA


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MessagePosté le: Mar 10 Fév - 22:06 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Mardi 10 février 2015 :


Le ministre allemand des Finances met en garde Athènes.


Le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble a dit mardi que si la Grèce ne voulait pas d'un nouveau programme, alors tout était fini.



Le ministre a ajouté que l'Eurogroupe voulait entendre mercredi de la part d'Athènes quelque chose qui l'engage.



Il a par ailleurs démenti les informations selon lesquelles la Grèce serait parvenue à un accord avec la Commission européenne et a dit que l'Eurogroupe, soit l'ensemble des ministres des Finances de la zone euro, ne négocierait pas de nouveau programme pour la Grèce mercredi lors de sa réunion.



http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-…


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MessagePosté le: Mar 10 Fév - 22:06 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 11 Fév - 17:48 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Mercredi 11 février 2015 :


« La Russie examinera un éventuel appel au financement du gouvernement grec, qui subit comme elle la ligne illégitime des Occidentaux », a assuré mercredi le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov qui recevait son homologue grec, Nikos Kotzias.

« En ce qui concerne les questions économiques, nous avons discuté aujourd'hui de la situation financière de la Grèce, qui est également dans une situation difficile en raison de la ligne unilatérale, illégitime de nos collègues occidentaux », a indiqué le ministre russe lors d'une conférence de presse avec M. Kotzias.

« Si le gouvernement grec s'adresse à nous, cet appel sera bien examiné par la Russie », a assuré M. Lavrov.

Le chef de la diplomatie russe a aussi salué la ligne constructive du gouvernement grec qui se prononce pour le développement de notre partenariat stratégique sans tenter de le politiser, de le teinter d'idéologie ou de sacrifier les ambitions géopolitiques d'Etats tiers, en une référence à l'Ukraine, que la Russie accuse d'être pilotée par les Occidentaux.

« Nous apprécions la position du gouvernement grec, qui comprend qu'il est absolument contre-productif de tenter de parler dans la langue des sanctions avec la Russie », a souligné M. Lavrov.

Le ministre russe a aussi discuté avec son collègue grec les excellentes perspectives d'un partenariat gréco-russe dans le secteur de l'énergie, compte tenu de l'intérêt d'Athènes pour le gazoduc que la Russie compte construire via la Turquie jusqu'à la frontière grecque pour livrer du gaz aux Européens.

Le nouveau gouvernement grec, élu le 25 janvier, ne cache pas ses sympathies pro-russes, suscitant des interrogations sur une possible réorientation stratégique de la diplomatie du pays membre de l'UE depuis 1981.


http://www.romandie.com/news/La-Russie-prete-a-examiner-une-demande-daide-f…


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MessagePosté le: Lun 16 Fév - 21:36 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Lundi 16 février 2015 :


L’Eurogroupe s’achève par un « clash » avec Athènes.

On s'attendait à un nouvel Eurogroupe interminable après celui de mercredi 11 février, qui s'était terminé par un fiasco, après tout de même sept heures de négociations… Lundi 16 février, ce nouveau rendez-vous, prétendument « de la dernière chance », entre ministres des finances de la zone euro pour résoudre le problème de la renégociation de la dette grecque avec le gouvernement Tsipras, de la gauche radicale, n'a duré que quatre heures, et s'est achevé par un « clash ».


http://www.lemonde.fr/crise-de-l-euro/article/2015/02/16/l-eurogroupe-s-acheve-par-un-clash-avec-athenes_4577661_1656955.html


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MessagePosté le: Mar 17 Fév - 18:14 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Mardi 17 février 2015 :


Grèce : Tsipras annonce le vote par le Parlement de mesures sociales dès vendredi.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a annoncé mardi le vote par le Parlement de mesures sociales en faveur des Grecs dès vendredi, date-butoir donnée par l'Eurogroupe à Athènes pour demander une extension de son programme d'aide.

« Ces mesures vont conforter les salariés, les chômeurs, les petites et moyennes entreprise et vont relancer l'économie », a expliqué M. Tspiras.


Figure parmi elles l'étalement en cent mensualités des remboursements de prêts bancaires pour les personnes les plus défavorisées.

Les mesures sociales voulues par le gouvernement vont à l'encontre des préconisations du programme d'aide.

« La Grèce n'accepte pas les conditions et les ultimatums, elle dit non », a lancé M. Tsipras, devant les parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza.

Il a également accusé le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble d'avoir perdu son sang-froid et de s'être adressé de manière humiliante à la Grèce lors des discussions entourant l'Eurogroupe de lundi à Bruxelles.


http://www.romandie.com/news/Grece--Tsipras-annonce-le-vote-par-le-Parlemen…


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shadok
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MessagePosté le: Mer 18 Fév - 00:39 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Yanis Varoufakis: Ce n’est pas l’heure pour les jeux en Europe
17 FÉVRIER 2015 |  PAR JEAN-FRANÇOIS GOULON
http://blogs.mediapart.fr/blog/jean-francois-goulon/170215/yanis-varoufakis-ce-n-est-pas-l-heure-pour-les-jeux-en-europe


Par Yanis Varoufakis. Article paru dans le New YorkTimes, le 17 février 2015: No Time for Games in Europe [traduction: JFG/OG-QuestionsCritiques]
 
ATHÈNES — J’écris cet article en marge d’une négociation cruciale avec les créanciers de mon pays – une négociation dont le résultat pourrait marquer toute une génération, et même s’avérer être le tournant décisif de l’expérience européenne d’une union monétaire. Les théoriciens des jeux analysent les négociations comme si elles étaient des jeux où des joueurs purement motivés par leur intérêt personnel se partagent un gâteau. Parce que j’ai passé de nombreuses années durant ma précédente vie en tant que chercheur universitaire à étudier la théorie des jeux, certains journalistes ont présumé hâtivement que, en tant que nouveau ministre des finances de la Grèce, j’élaborais activement des bluffs, des stratagèmes et des options de sortie, m’efforçant au mieux d’améliorer une mauvaise main.
Rien ne pourrait être plus loin de la vérité.
Mon expérience en matière de théorie des jeux m’a plutôt convaincu de la pure folie que ce serait d’imaginer que les délibérations actuelles entre la Grèce et nos partenaires sont un jeu de marchandage qui peut être gagné ou perdu au moyen de bluffs et de subterfuges tactiques.
Le problème avec la théorie des jeux, comme je le répète à mes étudiants, est qu’elle présume que les motivations des joueurs vont de soi. Au poker ou au black-jack cette supposition ne pose aucun problème. Mais dans les délibérations actuelles entre nos partenaires européens et le nouveau gouvernement de la Grèce, ce dont il s’agit est de changer les motivations des uns et des autres. De faire naître un nouvel état d’esprit qui soit capable de transcender les divisions nationales, d’abattre la distinction entre créancier et débiteur au profit d’une vision pan-européenne, de placer le bien commun européen au-dessus des considérations dogmatiques de la politique politicienne, toxiques si on ne leur tient pas la bride, et de rompre avec la vision manichéenne de la politique européenne.
La grande différence entre ce gouvernement et les gouvernements grecs précédents est double : nous sommes déterminés à entrer en conflit avec les puissants intérêts particuliers afin de permettre à la Grèce de redémarrer et de gagner la confiance de nos partenaires. Nous sommes également déterminés à ne pas nous laisser traiter comme une colonie fiscale à laquelle certains peuvent imposer comme bon leur semble toutes les souffrances qu’ils jugent nécessaires. Le principe qui demande l’imposition de l’austérité la plus sévère à l’économie la plus déprimée serait ridicule s’il n’était la cause d’autant de souffrance inutile.
On me demande souvent : et si la seule façon d’obtenir un financement est de franchir vos lignes jaunes et d’accepter des mesures que vous considérez comme faisant partie du problème, plutôt que partie de la solution ? Fidèle au principe selon lequel je n’ai pas le droit de bluffer, ma réponse est la suivante : les lignes que nous avons présentées comme étant jaunes ne seront pas franchies. Autrement, elles ne seraient pas vraiment des lignes jaunes, mais seulement du bluff.
Mais si cela devait amener encore plus de souffrance à votre peuple ? me demande-t-on. Vous devez certainement bluffer.
Le problème avec cet argument est qu’il présuppose, comme le fait la théorie des jeux, que nous vivons dans un monde où l’on est entravé par la peur des conséquences. Dans un monde où il n’existe aucune circonstance où nous devons faire ce qui est juste, non pas en tant que stratégie, mais simplement parce que c’est… juste.
Contre un tel cynisme, le nouveau gouvernement grec innovera. Nous mettrons un terme, quelles qu’en soient les conséquences, aux accords qui sont mauvais pour la Grèce et pour l’Europe. Le jeu « étendre et prétendre » [étendre les dettes et prétendre que tout va bien – [i]NdT[/i]] qui a commencé après que la dette de la Grèce est devenue telle, en 2010, que notre pays ne pouvait plus l’honorer, s’arrêtera. Plus de prêts – pas tant que nous n’aurons pas un plan crédible pour faire repartir l’économie afin de rembourser ces prêts, aider la classe moyenne à se relever et régler cette effroyable crise humanitaire. Finis les programmes de « réformes » qui visent les retraités pauvres et les pharmacies familiales tout en laissant intacte la corruption à grande échelle.
Notre gouvernement ne demande pas à nos partenaires un procédé pour ne pas rembourser nos dettes. Nous demandons quelques mois de stabilité financière qui nous permettront de nous atteler aux réformes que la population grecque dans son ensemble peut faire siennes et soutenir, afin de faire revenir la croissance et mettre fin à notre incapacité de payer ce que l’on doit.
On pourrait penser que ce recul par rapport à la théorie des jeux est motivé par quelque radical programme gauchiste. Ce n’est pas le cas. La principale influence est Emmanuel Kant, le philosophe allemand qui nous a enseigné que les hommes rationnels et libres échappent à l’emprise de l’opportunisme en faisant ce qui est juste.
Comment savons-nous que notre modeste programme politique, qui constitue notre ligne jaune, est juste selon la formulation de Kant ? Nous le savons en regardant dans les yeux les gens affamés dans les rues de nos villes ou en contemplant notre classe moyenne à bout de souffle, ou en prenant en compte les intérêts de tous les hommes et femmes qui travaillent dur dans toutes les villes et villages de notre union monétaire européenne. Après tout, l’Europe ne retrouvera son âme que lorsqu’elle regagnera la confiance de son peuple en plaçant les intérêts de celui-ci avant toute autre considération
.


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shadok
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MessagePosté le: Mer 18 Fév - 19:14 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Un exemple de l'organisation du dumping social et fiscal au sein même de la zone Euro 
Portugal 


http://www.maison-au-portugal.com/RetraiteauPortugal/Regimefiscaldesretraites.aspx?gclid=CJrZtcb968MCFRHHtAodH3YAig


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MessagePosté le: Sam 21 Fév - 11:48 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Chiffres Eurostat publiés le jeudi 22 janvier 2015 :

Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.
 
En clair : la Grèce est en faillite. 
Or que lisons-nous aujourd'hui ? 


 
« L'autre élément important, c'est que la BCE, puisqu'un accord a été trouvé, va pouvoir réintroduire la dérogation qui permettait aux banques grecques de se refinancer normalement à son guichet en utilisant les dettes d'Etat comme collatéraux, autrement dit comme garantie. Ceci permettra, in fine, à l'Etat de financer une partie de ses besoins par l'émission de bons à court terme. » 


 
http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20150220trib73620a4fa/accord-sur-la-grece-a-l-eurogroupe-sur-un-financement-de-quatre-mois.html 


 
Dans les quatre mois qui viennent, voici ce qui va se passer : 
1- La Grèce est incapable de rembourser quoi que ce soit. 
2- La Grèce va quand même continuer à émettre des obligations d’État. 
3- Les banques grecques vont quand même acheter ces obligations d’État. 
4- Ensuite, les banques grecques vont refourguer ces obligations d’État à la BCE comme collatéraux. 
5- La BCE va quand même accepter ces obligations pourries, et elle va quand même continuer à prêter des milliards d'euros aux banques grecques. 
6- La Grèce va continuer à se surendetter. De toute façon, elle ne remboursera pas sa dette. 
7- En Grèce, les européistes vont continuer à empiler des caisses de dynamite par-dessus les caisses de dynamite déjà existantes. 


 
Encore quatre mois à empiler des caisses de dynamite supplémentaires. 


 
Encore quatre mois de fuite en avant. 


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MessagePosté le: Dim 22 Fév - 14:02 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

2008 : dette publique de la Grèce : 263,284 milliards d'euros, soit 112,9 % du PIB.


En 2008, les autres nations européennes auraient dû accepter de subir des pertes. Elles auraient dû accepter que la Grèce fasse défaut sur la totalité de sa dette publique. Mais, malheureusement, elles n'ont pas voulu subir des pertes.


En 2008, l'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


2009 : dette publique : 129,7 % du PIB.


L'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


2010 : dette publique : 148,3 % du PIB.


L'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


2011 : dette publique : 170,3 % du PIB.


En début d'année 2012, la Grèce a fait défaut : 115 milliards d'euros de dettes ont été effacés.


2012 : dette publique : 157,2 % du PIB.


L'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


2013 : dette publique : 175,1% du PIB.


L'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


Troisième trimestre 2014 : dette publique de 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.


L'Allemagne, la France, et tous les autres moutons de Panurge bêlent : « C'est pas grave. Nous refusons de subir des pertes. Nous continuons à prêter des milliards d'euros à la Grèce en faillite. »


Dans le Quart Livre, chapitre VIII, Rabelais écrit :


Soudain, je ne sais comment cela se produisit, je n’eus pas le loisir de le considérer, Panurge, sans dire autre chose, jette en pleine mer son mouton criant et bêlant. Tous les autres moutons criant et bêlant sur le même ton commencèrent à se jeter et à sauter dans la mer tous à la file. Le premier à sauter derrière son compagnon était dans la foule. Il n’était pas possible de les en empêcher. Vous savez en effet que c’est le naturel du mouton, de toujours suivre le premier, où qu’il aille. De plus Aristote dit au livre IX de l’Histoire des Animaux que c’est le plus sot et le plus inepte animal du monde. Le marchand, tout effrayé de voir devant ses yeux périr et se noyer ses moutons, s’efforçait de les en empêcher et de les retenir de toutes ses forces. Mais c’était en vain. Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient.


http://fr.wikisource.org/wiki/Le_Quart_Livre


L'histoire de la zone euro se terminera de la même façon :


« Ils sautaient tous à la suite dans la mer, et y périssaient. »


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BA


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MessagePosté le: Dim 22 Fév - 20:39 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Manolis Glezos, député européen membre de SYRIZA : « Je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion. »


Depuis Bruxelles, Manolis Glezos foudroie le gouvernement à propos des manœuvres durant les négociations avec les créanciers et du changement de discours de SYRIZA. Il rappelle qu' « entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté ».


Manolis Glezos écrit :


Changer le nom de la troïka en « institutions », celui du mémorandum en « accord » et celui des créanciers en « partenaires », ne change en rien la situation antérieure.
L’on ne change pas non plus, bien entendu, le vote du peuple Grec aux élections du 25 janvier 2015.
Il a voté pour ce que SYRIZA avait promis : abolir le régime d’austérité qui n’est pas seulement une stratégie de l’oligarchie allemande mais aussi de celle des autres pays créanciers de l’Union européenne et de l’oligarchie grecque.
Nous abolissons les mémorandums et la troïka, nous abolissons toutes les lois de l’austérité.
Au lendemain des élections, d’une seule loi, nous abolissons la troïka et ses effets.
Un mois est passé et cette promesse n’est toujours pas transformée en acte.
Dommage et encore dommage.
Pour ma part, je demande au Peuple Grec de me pardonner d’avoir contribué à cette illusion.
Mais, avant que le mal ne progresse.
Avant qu’il ne soit trop tard, réagissons.
Avant toute chose, par le biais d’assemblées extraordinaires, dans toutes les organisations, quel qu’en soit le niveau, les membres et les amis de SYRIZA doivent décider s’ils acceptent cette situation.
D’aucuns prétendent que, pour obtenir un accord, il faut savoir céder. En tout premier lieu, entre l’oppresseur et l’oppressé, il ne peut être question de compromis, tout comme cela est impossible entre l’occupé et l’occupant. La seule solution c’est la liberté.
Mais, même si nous acceptions cette aberration, ce que les gouvernements antérieurs ont fait avec le chômage, l’austérité, la pauvreté, les suicidés, en soutenant les mémorandums, va bien au-delà de toute limite de compromis.


Manolis Glezos, Bruxelles, le 22 février 2015


http://www.okeanews.fr/20150222-glezos-je-demande-au-peuple-grec-de-pardonn…


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sinoué


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MessagePosté le: Lun 23 Fév - 16:33 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Merci infiniment à tous pour toutes ces réflexions et informations qui permettent au citoyen lambda que je suis de mieux comprendre ce monde si complexe dans lequel nous vivons ou survivons...

Je n'ai malheureusement pas grand chose à apporter dans ces domaines qui me sont incontournables aujourd'hui, des décennies d'ignorance et de naïveté à combler. 


J'apprends encore à voir et à entendre.


Cordialement à tous


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sinoué


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MessagePosté le: Mer 25 Fév - 16:58 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Il faut absolument voir le remarquable documentaire d'hier soir sur la chaîne ARTE sur la Troïka et ses ravages dans les pays de l'UE.


Cordialement à tous


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MessagePosté le: Mer 25 Fév - 17:40 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Mercredi 25 février 2015 :


Grèce : après l'accord, les questions qui fâchent.


Quelle forme prendra le "nouveau contrat" que la Grèce veut conclure avec ses partenaires d'ici fin juin ? Le journal allemand Rheinische Post faisait circuler mercredi un chiffre pour un éventuel troisième programme d'aide, 20 milliards d'euros, sur la foi de sources proches de la coalition au pouvoir à Berlin.
Ce serait pour Athènes un sérieux revers que de devoir se soumettre à nouveau à un programme assorti de conditions draconiennes et alors que les précédents (en 2010 puis en 2012) ont transformé le pays en "colonie de la dette" et volé leur "dignité" aux Grecs, selon les dires du bouillant ministre des Finances Yanis Varoufakis.
La Grèce préférerait une ligne de crédit, mais "il est plus probable qu'on aille sur un nouveau programme qu'une ligne de crédit", confiait mardi un haut responsable européen.


http://www.lepoint.fr/economie/grece-apres-l-accord-les-questions-qui-fache…


Dette publique de la Grèce : 315,509 milliards d’euros, soit 176 % du PIB.


Si le troisième programme d'aide est mis en place en juillet, la dette publique de la Grèce augmentera de 20 milliards d'euros.


La dette atteindrait environ 335 milliards d'euros, soit environ 187 % du PIB.


De toute façon, la Grèce est en faillite, alors un peu plus ou un peu moins ...


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sinoué


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MessagePosté le: Jeu 26 Fév - 01:45 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

https://www.youtube.com/watch?v=TaAaOf73E40&feature=em-share_video_user

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MessagePosté le: Jeu 26 Fév - 10:44 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

Chômage : le nombre d'inscrits à Pôle Emploi vient de battre un record historique.

Mercredi 25 février 2015 :

Chômage : catégorie A, B, C, D, E :

France métropolitaine :

5 892 500 inscrits à Pôle Emploi. Record historique battu.

Variation sur un mois : + 0,2 %

France entière (y compris l'outre-mer) :

6 219 800 inscrits à Pôle Emploi. Record historique battu.

Variation sur un mois : + 0,2 %

http://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/PI-Mensuelle-NZE88.pdf


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sinoué


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MessagePosté le: Jeu 26 Fév - 12:50 (2015)    Sujet du message: Austérité en Europe Répondre en citant

http://lesakerfrancophone.net/lassassinat-de-la-grece/

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 07:59 (2016)    Sujet du message: Austérité en Europe

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