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Une courte histoire du néolibéralisme

 
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Danyves
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 11:49 (2013)    Sujet du message: Une courte histoire du néolibéralisme Répondre en citant

A propos d'histoire et de néolibéralisme :
 
Une courte histoire du néolibéralisme
 
article publié le 26/03/1999
auteur-e(s) : Susan George
En 1945 ou 1950, si vous aviez sérieusement propose l’une des idées ou l’une des politiques du kit standard neo-libéral actuel, on vous aurait renvoyé en se moquant de vous ou on vous aurait envoyé à l’asile. A l’époque, dans les pays occidentaux en tout cas, tout le monde était soit keynésien, soit social-démocrate, soit social démocrate-chrétien ou encore marxiste d’une tendance quelconque.


UNE COURTE HISTOIRE DU NÉOLIBÉRALISME : VINGT ANS D'ECONOMIE DE L'ELITE ET AMORCE DE POSSIBILITE D'UN CHANGEMENT STRUCTUREL
 
CONFERENCE ON ECONOMIC SOVEREIGNTY IN A GLOBALISING WORLD
Bangkok , 24-26 march 1999
 
Les organisateurs de la Conférence m'ont demande de faire un bref historique du neo-libéralisme qu'ils ont intitule "Vingt ans d'économie de l'élite". Je regrette de devoir vous dire que par souci de cohérence, je vais devoir revenir encore plus loin en arrière, jusqu'à il y a environ 50 ans, juste après la fin de la 2eme guerre mondiale. 
En 1945 ou 1950, si vous aviez sérieusement propose l'une des idées ou l'une des politiques du kit standard neo-libéral actuel, on vous aurait renvoyé en se moquant de vous ou on vous aurait envoyé à l'asile. A l'époque, dans les pays occidentaux en tout cas, tout le monde était soit keynésien, soit social-démocrate, soit social démocrate-chrétien ou encore marxiste d'une tendance quelconque. L'idée qu'on devait permettre au marché de prendre des décisions sociales ou politiques importantes, l'idée que l'Etat devrait réduire volontairement son rôle dans l'économie ou que les entreprises devraient être complètement libres, que les syndicats devraient être jugules et qu'on devrait offrir beaucoup moins, et non pas plus, de protection sociale aux citoyens--de telles idées étaient complètement étrangères a l'esprit de l'époque. Même si quelqu'un était effectivement d'accord avec ces idées, il aurait hésité à prendre position ouvertement et aurait eu du mal a trouver un public. 
Bien que cela puisse sembler incroyable aujourd'hui, particulièrement aux membres les plus jeunes du public, le FMI et la Banque Mondiale étaient considérées comme des institutions progressistes. On les appelait parfois les jumeaux de Keynes parce qu'ils étaient sortis du cerveau de Keynes et de Harry Dexter White, l'un des conseillers les plus proches de Franklin Roosevelt. Quand on a créé ces institutions a Bretton Woods en 1944, leur mandat était d'aider à empêcher des conflits futurs en prêtant de l'argent pour la reconstruction et le développement et en réglant les problèmes temporaires de balance de paiements. Elles n'avaient aucun contrôle sur les décisions économiques des gouvernements individuels et leur mandat n'incluait pas le droit d'intervenir dans la politique nationale. 
Dans les pays occidentaux, l'Etat Providence et le New Deal avaient fait leur apparition dans les années 30, mais leur développement fut interrompu par la guerre. La première priorité du monde des affaires au moment de l'après guerre fut de les remettre en place. L'autre chose importante a faire était de redynamiser le commerce mondial-- ce fut accompli grâce au Plan Marshall qui faisait une fois de plus de l'Europe le partenaire commercial essentiel des Etats Unis, la plus puissante économie du monde. Et c'est à ce moment la que les vents forts de la décolonisation se mirent également a souffler, que la liberté soit obtenue par un accord comme en Inde ou par la lutte armée comme au Kenya, au Vietnam et dans d'autres pays. 
Globalement, le monde s'était engage sur une voie extrêmement progressiste. Le grand savant Karl Polanyi publia son œuvre majeure, "La grande transformation" en 1944, une critique féroce de la société industrielle du 19eme siècle, basée sur le marché. Il y a plus de 50 ans, Polanyi fit cette déclaration incroyablement prophétique et moderne : "Permettre au mécanisme du marché d'être l'unique directeur du sort des êtres humains et de leur environnement naturel... aurait pour résultat la démolition de la société."[p 73 de l'édition anglaise]. Cependant, Polanyi était convaincu qu'une telle démolition ne pourrait plus se produire dans le monde de l'après-guerre car, comme il le dit [p.251],"Au sein des nations, nous sommes témoins d'un développement tel que le système économique cesse de dicter la loi a la société et la primauté de la société sur ce système est assurée". 
Hélas, l'optimisme de Polanyi n'était pas de mise--l'idée même du neo-libéralisme est qu'on devrait autoriser le mécanisme du marché a diriger le destin des êtres humains. L'économie devrait dicter ses règles a la société, et pas le contraire. Et comme l'avait prévu Polanyi, cette doctrine nous mène tout droit a la "démolition de la société". 
Qu'est-il donc arrive ? Pourquoi en sommes-nous arrives la un demi-siècle après la fin de la seconde guerre mondiale ? Ou, comme les organisateurs s'interrogent, "Pourquoi tenons-nous cette conférence précisément maintenant ?". Une réponse rapide est "A cause de la récente série de crises financières, particulièrement en Asie". Mais elle élude le problème--le problème qu'ils se posent réellement est "Comment le neo-libéralisme a-t-il un jour pu sortir de son ghetto ultra-minoritaire pour devenir la doctrine dominante du monde d'aujourd'hui ?" Pourquoi le FMI et la Banque Mondiale peuvent-ils intervenir à volonté et forcer les pays à participer à l'économie mondiale sur des bases défavorables ? Pourquoi l'Etat Providence est-il menace dans tous les pays ou il avait été établi ? Pourquoi frôle-t-on la catastrophe en ce qui concerne l'environnement et pourquoi y a-t-il tant de pauvres aussi bien dans les pays riches que dans les pays pauvres alors qu'il n'y a jamais eu autant de richesses qu'aujourd'hui ? Ce sont ces questions auxquelles il faut répondre d'un point de vue historique. 



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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 11:49 (2013)    Sujet du message: Publicité

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Danyves
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 12:02 (2013)    Sujet du message: Une courte histoire du néolibéralisme Répondre en citant

Comme je l'ai développe dans la revue trimestrielle américaine Dissent, une explication pour ce triomphe du néolibéralisme et pour les désastres économique, politique, social et écologique qui l'accompagnent est que les neolibéraux ont acheté et payé pour leur propre "Grande Transformation" nocive et régressive. Ils ont compris ce que les progressistes n'ont pas compris, que les idées ont des effets. Commençant par un petit groupe embryonnaire a l'Université de Chicago avec pour noyau l'économiste philosophe Friedrich von Hayek et ses étudiants comme Milton Friedman, les néolibéraux et leurs fondateurs ont créé un réseau international énorme de fondations, instituts, centres de recherche, publications, chercheurs, écrivains et experts en relations publiques pour développer, bien présenter et attirer sans arrêt l'attention sur leurs idées et leur doctrine.
Ils ont construit ce cadre idéologique extrêmement efficace car ils ont compris de quoi l'intellectuel marxiste italien Antonio Gramsci parlait lorsqu'il développait le concept d'hégémonie culturelle. Si vous pouvez occuper la tête des gens, leur cœur et leurs mains suivront. Je n'ai pas le temps de vous donner les détails ici, mais croyez-moi, le travail idéologique et promotionnel de la droite a été absolument remarquable. Ils ont dépensé des centaines de millions de dollars, mais le résultat en valait la chandelle car ils ont fait apparaître le néolibéralisme comme la condition naturelle et normale de l'homme. Peu importent le nombre de désastres en tout genre que le système neo-liberal a visiblement engendres, peu importent les crises financières qu'il peut entraîner, peu importe combien de perdants et d'exclus il peut créer, tout est fait pour qu'il semble inévitable, comme une action divine, le seul ordre économique et social possible qui nous soit accessible.
Je voudrais insister sur l'importance de comprendre que cette vaste expérience néolibérale que nous sommes tous forcés de vivre a été créée par des gens à dessein. Une fois que vous avez saisi ceci, une fois que vous avez compris que le néolibéralisme n'est pas une force comme la gravite mais une construction totalement artificielle, vous pouvez aussi comprendre que ce que certains ont créé, d'autres peuvent le changer. Mais ils ne pourront pas le changer s'ils ne reconnaissent pas l'importance des idées. Je suis tout à fait pour les projets qui s'attaquent à la racine des choses, mais je préviens qu'ils tomberont en miettes si le climat idéologique ambiant est hostile a leurs buts.
Ainsi, d'abord une petite secte impopulaire n'ayant virtuellement aucune influence, le néolibéralisme est maintenant devenu la religion mondiale la plus importante avec sa doctrine dogmatique, ses prêtres, ses institutions qui font la loi et peut-être le plus important de tout, son enfer pour les hérétiques et les pêcheurs qui osent contester la vérité révélée. Oskar Lafontaine, l'ex Ministre des Finances allemand que le Financial Times traitait de "Keynésien non rénové" vient juste d'être envoyé dans cet enfer parce qu'il a ose proposer d'augmenter les impôts sur les sociétés et de les baisser pour les familles ordinaires moins à l'aise financièrement.
Maintenant que j'ai présenté l'état des lieux idéologique et le contexte, je vais faire un peu d'avance rapide pour nous trouver de nouveau dans le cadre des vingt ans. Cela veut dire 1979, l'année ou Margaret Thatcher est arrivée au pouvoir et a lancé la révolution neo-liberale en Grande-Bretagne. La Dame de Fer était elle-même une disciple de Friedrich von Hayek, elle était une Darwiniste sociale et n'avait pas de scrupules à exprimer ses convictions. Elle était bien connue pour justifier son programme par le simple mot TINA, acronyme (en anglais) de Il n' y a Pas d'Alternative. La valeur centrale de la doctrine de Thatcher et du néolibéralisme lui-même est la notion de concurrence -- concurrence entre les nations, les régions, les firmes et bien sur entre les individus. La concurrence est un concept central parce qu'elle sépare les moutons des chèvres, les hommes des garçons, les adaptes des non adaptes. Elle est supposée allouer toutes les ressources, qu'elles soient physiques, naturelles, humaines ou financières, avec la meilleure efficacité possible.
C'est en contraste frappant avec les mots utilises par le grand philosophe chinois Lao Tzu pour terminer son Tao-te Ching : "Surtout, ne rentrez pas en concurrence". Les seuls acteurs du monde neo-liberal qui semblent avoir suivi ce conseil sont les plus gros acteurs entre tous, les compagnies multinationales. Le principe de concurrence ne s'applique à peu près pas à elles ; elles préfèrent pratiquer ce qu'on pourrait appeler le Capitalisme d'Alliance. Ce n'est pas par hasard que suivant les années, les deux-tiers voire les trois quarts de l'argent catégorisé "Investissement Direct a l'Etranger" ne soit pas consacré à de nouveaux investissements créateurs d'emplois, mais à des Fusions et Acquisitions qui entraînent presque invariablement des suppressions d'emplois.
La concurrence étant toujours une vertu, ses résultats ne peuvent pas être mauvais. Pour le neo-liberal, le marché est si sage et si bon que comme Dieu, la Main Invisible peut faire sortir un bien d'un mal apparent. Ainsi Thatcher a déclaré un jour dans un discours, " C'est notre travail de vanter l'inégalité et de faire en sorte qu'on laisse cours aux talents et aux compétences pour s'exprimer, pour le bénéfice de nous tous". En d'autres termes, ne vous inquiétez pas pour ceux qui pourraient rester à la traîne de la bataille de la concurrence. Les gens sont inégaux par nature, mais ceci est bien car les contributions des biens nés, de ceux qui ont reçu la meilleure éducation, des plus forts, profitera finalement a tout le monde. On ne doit rien de particulier aux faibles, à ceux qui n'ont pas suivi d'études, ce qui leur arrive est de leur faute, jamais de celle de la société. Si "on laisse cours" au système concurrentiel comme le dit Margaret, la société ne s'en portera que mieux. Malheureusement, l'histoire des vingt dernières années nous enseigne que c'est exactement le contraire qui s'est produit.
Dans la Grande-Bretagne d'avant Thatcher, environ une personne sur dix était classée comme vivant en dessous du seuil de pauvreté, un résultat pas brillant mais honorable et bien meilleur que dans la période d'avant guerre. Maintenant une personne sur quatre, et un enfant sur trois est officiellement pauvre. C'est la signification de la survie des plus aptes : les gens qui ne peuvent pas chauffer leur maison en hiver, qui doivent mettre une pièce dans le compteur pour pouvoir avoir de l'électricité ou de l'eau, qui n'ont pas de manteau chaud et imperméable, etc. Je sors ces exemples du rapport 1996 du British Child Poverty Action Group. Je vais illustrer ce résultat des "réformes fiscales" Thatcher-Mayor d'un seul exemple : durant les années 80, 1 % des contribuables recevait 29 % de tous les bénéfices dus aux diminutions d'impôts, de telle sorte qu'un célibataire gagnant la moitié du salaire moyen voyait ses impôts augmentes de 7 %, alors qu'un célibataire gagnant 10 fois le salaire moyen avait une réduction de 21 %.
Une autre conséquence de la concurrence en tant que valeur centrale du néolibéralisme est que le secteur public doit être brutalement diminué car il n'obéit pas et ne peut pas obéir à la loi fondamentale de la concurrence pour les profits ou les parts de marché. La privatisation est l'une des transformations économiques les plus importantes des vingt dernières années. Cette tendance a commence en Grande Bretagne, et s'est répandue partout dans le monde.
Je vais d'abord examiner pourquoi les pays capitalistes, particulièrement en Europe, ont tous commencé par avoir des services publics, et pourquoi beaucoup en ont encore. En fait, presque tous les services publics constituent ce que les économistes appellent des "monopoles naturels". Un monopole naturel existe quand la taille minimale pour garantir une efficacité économique maximale est égale à la taille réelle du marché. En d'autres termes, une entreprise doit avoir une certaine taille pour réaliser des économies d'échelle et ainsi fournir le meilleur service possible a un coût le plus faible possible pour le consommateur. Les services publics nécessitent également d'investir une grosse mise de fonds au début -- comme les rails de chemins de fer ou les lignes a haute tension -- qui n'encouragent pas non plus la concurrence. C'est pourquoi les monopoles publics étaient la solution optimale évidente. Mais les néolibéraux considèrent que tout ce qui est public est par définition "inefficace".
Qu'est-ce qui arrive alors quand on privatise un monopole naturel ? De façon tout à fait normale et naturelle, les nouveaux propriétaires capitalistes ont tendance à imposer des prix de monopole au public, tout en se rémunérant grassement. Les économistes appellent cet effet "échec structurel du marché" parce que les prix sont plus élevés qu'ils ne devraient et que le service au consommateur n'est pas forcement bon. Pour empêcher les échecs structurels de marche, jusqu'au milieu des années 80, les pays capitalistes d'Europe confiaient presque tous la poste, les télécommunications, l'électricité, le gaz, les chemins de fer, les métros, le transport aérien et généralement également d'autres services comme l'eau, l'enlèvement des ordures, etc., à des monopoles d'états. Les Etats-Unis sont une grosse exception, peut-être parce qu'ils sont trop immenses géographiquement pour donner avantage aux monopoles naturels.
Quoi qu'il en soit, Margaret Thatcher a changé tout cela. Bonus supplémentaire, elle a pu utiliser la privatisation pour casser le pouvoir des syndicats. En démantelant le secteur public là où les syndicats étaient les plus forts, elle a pu les affaiblir terriblement. Ainsi entre 1979 et 1994, le nombre d'emplois dans le secteur public en Grande Bretagne a été réduit de 7 millions a 5 millions, une chute de 29 %. Pratiquement tous les emplois éliminés étaient des emplois syndiques. Puisque l'emploi dans le secteur privé n'a pas bougé pendant ces quinze ans, la diminution globale du nombre d'emplois en Grande Bretagne a été de 1,7 millions, une diminution de 7% par rapport à 1979. Pour les néolibéraux, moins de travailleurs est toujours mieux que plus, parce que les travailleurs ont un effet limitatif sur les dividendes.
En ce qui concerne les autres effets de la privatisation, ils étaient prévisibles et ont été prédits. Les dirigeants des entreprises récemment privatisées, souvent exactement les mêmes qu'avant, ont double ou triple leur salaire. Le gouvernement a utilise l'argent des contribuables pour effacer les dettes et recapitaliser les entreprises avant de les mettre sur le marché- par exemple, les services chargés de l'eau ont touché 5 milliards de livres (environ 50 milliards de francs NdT) pour couvrir des dettes, plus 1,6 milliards de livres appelés la "dot verte" pour rendre la mariée plus attirante pour les acheteurs potentiels. Les services de Relations Publiques ont beaucoup insiste sur comment les petits actionnaires allaient avoir leur mot a dire dans ces compagnies -- et en fait 9 millions de Britanniques ont achète des actions -- mais la moitié ont investi moins de mille livres (10 000 FF N.D.T.) et la plupart ont vendu leurs actions assez vite, dès qu'ils ont pu encaisser des profits immédiats.
A partir des résultats, on peut facilement voir que le but de la privatisation n'est ni l'efficacité économique ni de meilleurs services pour le consommateur mais simplement de transférer des richesses de la poche de l'état -- qui pourrait le redistribuer pour combler les inégalités sociales -- vers des mains privées. En Grande-Bretagne et ailleurs, l'énorme majorité des actions de sociétés privatisées sont maintenant dans les mains d'institutions financières et de très gros investisseurs. Les employés de British Telecom ont acheté seulement 1 % des actions, ceux de British Aerospace 1,3 %, etc. Avant l'attaque de Mrs Thatcher, une grosse partie du secteur public en Grande Bretagne était rentable. Par conséquent, en 1984, les entreprises publiques ont contribue à hauteur de plus de 7 milliards de livres (70 milliards FF, N.D.T.) au trésor. Tout cet argent va maintenant a des actionnaires prives. Le service dans les industries privatisées est maintenant souvent désastreux -- le Financial Times a mentionne une invasion de rats dans le réseau d'eau du Yorkshire et toute personne ayant survécu après avoir pris les trains de la Tamise en Grande Bretagne mérite une médaille.
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Danyves
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MessagePosté le: Jeu 3 Jan - 12:08 (2013)    Sujet du message: Une courte histoire du néolibéralisme Répondre en citant

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    Le terme de néolibéralisme désigne aujourd'hui un ensemble ..... 2009; François Denord, Néo-libéralisme version française, histoire d'une idéologie politique, ...





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