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Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français

 
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shadok
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PostPosted: Wed 9 Jan - 23:01 (2013)    Post subject: Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français Reply with quote

Information d'aujourd'hui passée inaperçue ... 


Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext . 


 
Quote:
 Deutsche Börse a mis le cap sur la croissance organique axée sur les pays émergents, les activités de compensation, notamment pour les transactions négociées hors Bourse (OTC) et les servicestechnologiques.
La plateforme américaine InterContinentalExchange (ICE) a lancé en décembreune offre publique d'achat (OPA) de 8,2 milliards de dollars sur NYSE Euronext, mais a fait savoir qu'en cas de succès de l'opération les activités européennes que regroupe Euronext seraient vendues.







Les motivations annoncées sont justement les transactions Hors bourse marché OTC .. ce que l'on appelle le shadow banking .. opaque par définition puisque les plates formes non régulées qui permettent ces transactions échappent à tout contrôle comptable et juridique; elles y échappent d'autant plus que les émetteurs des produits dérivés en question , sont les mêmes que ceux qui montent ces plates formes ou controlent les flux qui en sont issus comme la société Clearstream , qui appartient à .... Oh Surprise, la société Deutsche Boerse (dont on cherche toujours les actionnaires) ... 


Ces plates formes revêtent des formes et des dénominations multiples , elles ont au moins une caractéristique commune , l'absence totale de contrôle et de régulation . 


Je prendrais un exemple très caractéristique nommé les "plates formes direct émetteurs" .. qui comme leur nom l'indique sont des fililales ou des plates formes appartenant , ou gérées par les émetteurs des produits dérivés , dont elles assurent les prix et les cotations des produits offerts .. Par curiosité , je ne saurais que conseiller aux  curieux d'aller vérifier le fonctionnement d'une plate forme "direct Emetteur" .. C'est assez fascinant à observer dans la mesure ou toutes les règles de droit commun applicables aux contrats ont volé en éclat sans que personne n'y trouve quoique ce soit à redire  . Pour se couvrir de toute poursuite éventuelle , les utilisateurs de ces produits signent des contrats incompréhensibles ou tout est autorisé à l'opérateur sans que l'utilisateur ne puisse s'y opposer .. Ce qui s'appelle théoriquement en droit commun dans mes souvenirs, une clause non écrite si cette clause vient en contradiction d'une loi établie , votée et promulguée . 


Les cotations sont arbitraires , interrompues en fonction de l'humeur du "Market Maker ".. le bien nommé .. Les échelles et la commission que s'octroie l'émetteur peuvent changer sans avertissement au cours du contrat et les volumes traités sont totalement fantaisistes et non mentionnés pour la grande majorité des produits offerts . Les prix se font en fonction de critères soi-disant modélisés et soi-disant très mathématiques comme la volatilité, le bêta ou le teta , critères que personne ne peut ni mesurer ni contrôler , ce qui accroit totalement l'arbitraire du système de cotation et de fixation du prix. 


En français courant  , ils peuvent faire n'importe quoi , n'importe comment , aucun contrôle n'est désormais possible . Et d'ailleurs , ils ne s'en privent pas ..On appelle çà pour une partie , pudiquement le "trading pour compte propre" , ce qui pour n'importe quel chef d'entreprise non financière se nomme encore : de la cavalerie financière, surtout si cette cavalerie est effectuée à partir de comptes de tiers (dépôts clients en langage bancaire) .. 


J'ai donc une très bonne nouvelle pour tous les chefs d'entreprise non financière : ils peuvent faire n'importe quoi ... présenter des traites à l'escompte en double , faire de la cavalerie .. Devant Monsieur le Juge ou devant le Président du Tribunal de Commerce qui leur demandera sévèrement à quoi ils pensaient, ils n'auront qu'à invoquer la jurisprudence bancaire  sur le sujet . 


Juste un chiffre : le shadow banking et  les produits OTC sur lesquels se concentre désormais la société Deutsche Boerse  et les plates formes non régulées ont représenté  67 000 Milliards de dollars , chiffre qui a provoqué un certain émoi chez  les autorités de régulation et que l'on peut rapprocher des 700 000 Milliards de produits dérivés en circulation. 


Les opérations sont désormais bien plus importantes sur ces produits que sur les titres cotés eux mêmes . 


Dans ces conditions , il est tout à fait logique que la Société Deutsche Boerse ait renoncé à l'achat d'une plate forme régulière , contrôlable par des comptables et par la justice .. Elle préfère continuer à opérer dans l'opacité qui la caractérise .. ou celle qui caractérise ses actionnaires ..


Dans ces conditions, on peut également se demander quel sera le commissaire aux comptes , l'expert comptable, ou encore le Conseil d'Administration, qui aura la légereté de signer des comptes bancaires dont il n'a aucun moyen de vérifier la véracité .. 


Enfin,  on ne peut que se demander quelle est la valeur des comptes présentés par les banques pour justifier certaines opérations ou certaines condamnations , puisqu'elles ont tout loisir de dissimuler, via ces plates formes,   les opérations qui ne seraient pas dans le sens qu'elles veulent démontrer .. 


On ne peut évidemment que se poser la question suivante : que vaut la cotation boursière d'une banque dont les informations comptables ne sont plus vérifiables par qui que ce soit . 


Enfin,  cerise sur le gâteau , à quoi correspond une taxe sur  des transactions financières dont le principal opérateur Européen (Deutsche Boerse) a décidé qu'elles n'étaient plus suffisantes en nombre pour susciter son intérêt : je parle bien entendu de la plate forme régulière qui se nomme Euronext .. 


Et la justice B......  elle fait quoi ???
 Ou plus exactement le législateur ??? il fait quoi ??
 Ou encore Finances Watch , ils font quoi ?? 


http://www.lemonde.fr/economie/article/2013/01/09/deutsche-borse-ne-serait-…
La finance de l'ombre pèse 67000 milliards de dollars : http://lexpansion.lexpress.fr/economie/le-systeme-bancaire-echappe-toujours-aux-regulateurs_360982.html
http://fipcarolinep.xooit.fr/t17-Qui-va-superviser-la-Finance-Europeenne.ht…


Last edited by shadok on Wed 9 Jan - 23:06 (2013); edited 1 time in total
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PostPosted: Wed 9 Jan - 23:01 (2013)    Post subject: Publicité

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Danyves
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PostPosted: Wed 9 Jan - 23:06 (2013)    Post subject: Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français Reply with quote

INTERVIEW-Nasdaq regarderait à coup sûr le dossier Euronext - DG (Reuters)


INTERVIEW-Nasdaq regarderait à coup sûr le dossier Euronext - DG
09/01 | 21:07

Nasdaq OMX réfléchirait sans nul doute à la possibilité d'une offre sur Euronext, l'opérateur des Bourses de Paris, d'Amsterdam, de Bruxelles et de Lisbonne, si ce dernier était mis en vente, a déclaré Robert Greifeld, directeur général du groupe américain, dans le cadre d'un entretien à Reuters.
"Nous n'aurons pas d'autre choix que d'examiner le dossier. Je ne dis pas que nous ferons une offre mais nous devrons jeter un coup d'oeil", a-t-il dit.
Le 20 décembre, IntercontinentalExchange (ICE) a annoncé le rachat de Nyse Euronext , une opération de 8,2 milliards de dollars (6,2 milliards d'euros) motivée avant tout par les perspectives du marché des produits dérivés financiers.
ICE a d'emblée déclaré qu'il chercherait à se séparer d'Euronext, la branche européenne de Nyse Euronext, en l'introduisant en Bourse une fois l'acquisition achevée au second semestre de l'an prochain. (voir )
Selon Robert Greifeld, si jamais Euronext devait être mis en vente, ce ne serait pas avant 2014 étant donné le temps que mettront ICE et NYSE à se rapprocher.
Ce laps de temps est plutôt une bonne nouvelle puisque cela permettra d'y voir plus clair sur l'environnement macro-économique en Europe, a-t-il ajouté.
Prié de réagir aux déclarations de Robert Greifeld, le directeur général adjoint de NYSE Euronext Dominique Cerutti s'est refusé à tout commentaire.
 

 
 
 


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shadok
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PostPosted: Mon 14 Jan - 01:34 (2013)    Post subject: Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français Reply with quote

La marche vers la future Union Bancaire 


Sait-on qu'au coeur de la crise de l'euro, fin 2011, certaines autorités de contrôle nationales ont refusé de faire la transparence sur l'état réel de leur système bancaire et les risques portés ? Qu'elles ont caché leurs résultats ? Inadmissible ! Irresponsable ! Mais parfaitement légal.
Donc, en mars 2014, l'Union européenne sera dotée d'une institution de contrôle unique pour ses 200 plus grandes banques - pesant chacune 30 milliards d'euros d'actifs ou 20 % du PIB de leur pays d'origine - rattachée à la Banque centrale européenne (BCE) et capable de "rivaliser" avec ces acteurs globaux.
Même si la BCE concentre beaucoup de pouvoirs pour une institution non élue démocratiquement - elle s'est arrogée, le temps d'une crise, le rôle, vacant, depouvoir exécutif de la zone euro -, c'est une avancée, à plus d'un titre.
D'abord parce qu'il n'était pas pensable de laisser gonfler les actifs des banques plus longtemps - ceux-ci représentent 350 % des PIB européens nationaux, contre 75 % aux Etats-Unis - sans les doter d'une supervision digne de ce nom.


En effet, l'accord trouvé est un compromis qui tolère deux champs d'exclusion : il n'intègre ni les banques britanniques, ni, en Allemagne, les familles des Caisses d'épargne, des banques coopératives et des banques des Länder !
De quoi frémir si l'on mesure l'ampleur des dégâts causés par les premières - deux générations de Britanniques vont devoir payer pour leurs excès ! - et le poids des secondes qui représentent de 50 % à 70 % du secteur bancaire allemand.


Et surtout : 
Grâce à ce système fédéral de gestion des crises, le lien entre banques et Etats, entre dettes bancaires et dettes publiques, en cause dans la crise de l'euro, sera rompu. 


Une banque mettant en péril le système financier pourra être démantelée, selon un vade-mecum préétabli (ou sauvée , à la charge des contribuables sans que les Parlements soient consultés) .. 


Le MES prendra le relai , sans avoir de comptes à rendre et encore moins de justification à fournir . 


La tutelle financière aura effectivement rompu tous les liens avec le politique .... 


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Danyves
Groupe des Six

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PostPosted: Mon 14 Jan - 09:19 (2013)    Post subject: Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français Reply with quote

Le Meilleur des Mondes en marche. Hold Up.

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shadok
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PostPosted: Mon 14 Jan - 12:14 (2013)    Post subject: Deutsche Boerse n'est plus intéressé par Euronext ... ou scénario annoncé de la mort du marché boursier Français Reply with quote

Un autre article sur le blog à Lupus : 
Banques : le risque Français est sous-estimé 


«Le G20 est biaisé politiquement. Il a critiqué les banques chinoises mais il n’a pas pointé du doigt les banques françaises lors de ses évaluations. Pourtant, selon notre modèle, les banques françaises sont plus risquées. Ce n’est pas parce qu’elles sont gérées pas des énarques que l’on peut dire que tout ira bien.» Michael Rockinger, professeur de ­finance à HEC Lausanne, veut précisément éviter que des facteurs politiques puissent influencer l’appréciation des risques dans le secteur bancaire. Dans ce but, le Centre pour la gestion des risques à Lausanne (CRML) a adapté pour l’Europe un modèle initialement développé par le professeur Robert Engle de l’Université de New York.
Infographie. Et si une nouvelle crise financière se produisait ces prochains mois?
Ce modèle veut constituer une alternative aux évaluations fournies par les agences de notation et les institutions pouvant être influencées par la politique, à l’exemple de la Banque des règlements internationaux. Les premiers résultats de ces recherches sont déjà disponibles. Les approfondissements pour l’Europe seront rendus publics prochainement, comme l’a appris Le Temps en exclusivité.
PLUS DE RISQUE SYSTEMIQUE:
Première surprise: le modèle indique que les instituts financiers en France présentent des risques aussi élevés que ceux de Grande-Bretagne. Durant la dernière décennie, les instituts financiers français ont affiché ce que Michael Rockinger appelle le risque systémique à hauteur de 262 milliards d’euros en moyenne. C’est davantage que les 247 milliards pour les établissements de la City! Ces montants, qui représentent le besoin en capital nécessaire en cas de forte correction des marchés, correspondent à près de 10% du produit intérieur brut de la France et du Royaume-Uni, deux pays dont la dette publique atteint déjà des records. L’Allemagne vient ensuite avec 200 milliards d’euros. En Suisse, ce montant s’est établi en moyenne à 107 milliards. A noter que durant la phase aiguë de la crise, de 2008 et 2012, ce sont les banques britanniques qui ont fait encourir le plus de risques à leur gouvernement.
Reste que parmi les dix instituts qui, selon ce modèle, présentaient début janvier les risques systémiques les plus importants au monde, trois sont français. Après le premier rang occupé par Deutsche Bank, dont le besoin de refinancement en cas de krach est estimé à 153,4 milliards d’euros, Crédit Agricole présente le second niveau de risque le plus élevé avec 139,4 milliards, suivi par Barclays avec 131,8 milliards. BNP Paribas (121 milliards) est en cinquième place, alors que Société Générale (87,5 milliards) est située au huitième rang. UBS figure au 13e rang, Credit Suisse à la vingtième place. En comparaison du secteur bancaire, les géants de l’assurance comme Axa (en 24e place) et Allianz présentent un risque systémique beaucoup plus faible.


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