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NEWS SUISSES : la file de Bergs
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bergs2


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 17:46 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Les réactions de UE n'ont strictement aucune importance Celle ou celui qui n'a pas encore compris que la suisse est une démocratie direct (la seule au monde ) n'a strictement rien compris . Les énarques de Bruxelles ne vont pas venir faire la lois chez nous ,nous avons désavoué notre gouvernement ,donc acte

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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 17:46 (2014)    Sujet du message: Publicité

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bergs2


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 17:47 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Philipp Hildebrand, l'ex-président de la Banque Nationale Suisse (BNS), vole au secours de la Suisse, et indirectement de l'Union démocratique du centre (UDC), dans une tribune publiée dans le prestigieux Financial Times.
L'actuel vice-président de BlackRock y souligne la force des initiants. «Ils ont gagné parce qu'ils savent ce qu'ils se veulent. Le centre et le centre gauche ont perdu parce qu'ils ont échoué à proposer une alternative de discours et ont eu peur d'engager le combat. Il est dur de s'imposer sur un ring en n'utilisant pas ses deux poings»
Il propose même de confier un second siège aux vainqueurs et de leur confier des postes clés. «Afin de les intégrer aux discussions à venir avec l'UE et dans la recherche d'un compromis». Une proposition d'autant plus surprenante que même s'il évite soigneusement de citer l'UDC, c'est bien à ce parti qu'il songe. Pour rappel, c'est suite aux manœuvres de Christoph Blocher que Philipp Hildebrand avait dû démissionner au début 2012.
Pour une réforme de l'UE
Philipp Hildebrand appelle également l'Union Européenne à ne pas se méprendre ni à stigmatiser les citoyens suisses en traitant les votants d'«irrationnels». Et il demande au Conseil fédéral d'utiliser à bon escient les trois ans pour mettre en place le nouveau cadre légal.
Quant aux leçons à retirer du vote de dimanche, Philipp Hildebrand estime qu'il est «temps de reconnaître que les différentes dimensions de l'intégration européenne ne jouissent plus d'un large soutien» et que le projet européen a besoin d'être réformé «sous peine de perdre sa légitimité démocratique».
Des traités à renégocier
Il préconise une approche duale qui verrait les 18 États membres approfondir leur intégration qui débouchera sur une autorité fiscale commune. Tandis que les autres nations qui hésitent encore pourraient se concentrer sur le concept de base, à savoir les échanges commerciaux et l'union douanière.
L'avantage d'une telle formule permettrait à des états comme la Grande-Bretagne et la Suisse, hostile à l'UE, de trouver leur forme de partenariat. L'UE y gagnerait en soutien populaire et cela pourrait aussi constituer une solution pour la Turquie ou l'Ukraine, des pays actuellement incapables de rejoindre l'UE sous sa forme très intégrée, ajoute Philipp Hildebrand.
Il faudrait bien entendu renégocier les traités. «Mais sans cela, l'Europe verra fleurir des sondages très inquiétants bien plus que ce qui s'est passé à Berne. Et d'une point de vue des investisseurs, cette incertitude sur le long terme institutionnel est quelque chose que l'économie européenne ne peut pas se permettre.» (Newsnet)


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 17:48 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

réaction du patron de Swatch group  (suisse)



Nick Hayek: «Pas de raison d'avoir peur»



Pour le patron de Swatch Group, qui embauche des frontaliers, le vote sur l’immigration est une démonstration de force et d’indépendance de la Suisse.
Par Vincent Donzé. Mis à jour à 07h07 28 Commentaires

     

Pour Nick Hayek, la qualification et la motivation des travailleurs ont plus d’importance que le passeport.

Pour Nick Hayek, la qualification et la motivation des travailleurs ont plus d’importance que le passeport.
Image: AFP
Avez-vous peur d’être coupés du monde?
Mots-clés

    Initiative UDC «Contre l’immigration de masse»
r

Personne ne fournit davantage de travail que le directeur de Swatch Group: Nick Hayek a créé l’an dernier 900 emplois dans notre pays, devant Richemont, Novartis, Roche et Swisscom. Sa capacité de production a été enrichie d’une fabrique de cadrans de montres à Granges (SO) et d’unités de composants à Villeret (BE) et à Boncourt (JU), à la frontière française.

Comment vous en sortirez-vous avec les contingents?

On se débrouillera! Le peuple ne s’est pas prononcé sur une diminution des contingents, mais sur la limitation de la croissance, ce qui n’est pas pareil.

Une limitation ne vous fait pas peur?

Non, nous n’avons pas peur, il n’y a pas de raison.

L’industrie cédera-t-elle au travail au noir?

Votre question est hors de propos! Calmons-nous: le peuple n’a pas décidé de fermer les frontières!

Donnerez-vous la préférence nationale aux Suisses?

Nous produisons en Suisse. Nous engageons beaucoup de gens pour leur qualification et leur motivation, pas prioritairement pour leur passeport.

Que se passera-t-il dans vos usines de Boncourt?

Rien, nous continuerons à produire nos beaux produits.

Avez-vous entendu la crainte exprimée en Europe?

Je vous le dis comme je le pense: la Suisse a saisi l’opportunité de montrer sa force et son indépendance. Et c’est une bonne chose. Nos politiciens peuvent s’appuyer sur un vote populaire. Le seul d’ailleurs en Europe sur le sujet.

Une bonne chose? Vous êtes sérieux?

Tous ceux qui relèvent des vrais problèmes ne sont pas des extrémistes. Les politiciens européens n’osent pas poser la question de l’immigration au peuple, mais s’ils veulent éviter une montée de l’extrémisme, ils seront forcés d’aborder ce problème. J’ai regardé le débat d’une TV allemande et je constate que le public allemand par exemple était majoritairement du côté du vote des Suisses.

La population n’a pas été manipulée par un parti populiste?

Pas du tout! Après le rejet de l’initiative Minder «contre les rémunérations abusives», les Européens nous avaient qualifiés de grands démocrates indépendants. Vu de Bruxelles, ce vote était «sensationnel». Et maintenant, d’un coup, nous serions manipulés? Il ne faut pas prendre les Suisses pour des imbéciles.

Diriez vous que l’Europe a plus à perdre que la Suisse?

Les deux ont à perdre et à gagner.

Vous ne craignez rien pour les accords bilatéraux?

Non, je pense que cela va créer des opportunités. Cela dépendra de notre leadership et de notre créativité. Petit rappel: qui a renoncé à l’application stricte des «critères de Maastricht» quand son déficit a dépassé les 3% du PIB? L’Allemagne. Avec quelles sanctions? (Le Matin)


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MessagePosté le: Mer 12 Fév - 18:10 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

conférence de presse du Président de la confédération



  • 14h22   Pour résumé la situation, Didier Burkhalter tient à garder la tête froide, 3 jours après le oui à l'initiative de l'UDC. «La situation est difficile mais il n'y a pas de raison de surréagir et de vouloir toutes les réponses dans les 24 heures. » Un plan de mise en œuvre sera élaboré par le DFJP d'ici la fin du mois de juin. Un projet de loi suivra pour la fin de l'année. Berne va en outre engager des discussions exploratoires avec l'UE sur l'accord de libre circulation. Le Conseil fédéral va aussi clarifier si l'extension de la libre circulation à la Croatie doit être traitée dans le cadre des renégociations ou avant celles-ci.
  • 14h19   C'est la fin de la conférence de presse.
  • 14h17   Le système de contingents n'a pas encore été établi. On en saura plus seulement en juin. Il faut nous laisser le temps. Nous sommes seulement à jour J+3, répond-t-il à une question. Mais cela sera difficile à mettre en oeuvre, reconnaît-il.
  • 14h17   Une question sur les menaces qui pèsent sur le projet «Human Brain» qui concerne l'EPFL à Lausanne. «La participation au programme de recherches européen vient d'être renouvelé. Mais si on ne reçoit plus d'argent via ce cadre, alors il faudrait trouver des solutions au cas par cas, ce qui serait nettement moins bien. Mais la menace est réelle. Si nous ne trouvons pas de solution, il faudra faire avec. Mais encore une fois, on le savait avant cette votation. »
  • 14h10   La Suisse vit-elle une crise, une crise qui peut être une chance pour la diplomatie d'expliquer les positions helvétiques? « Je n'ai pas conscience de vivre une crise mais une situation difficile. Mais c'est effectivement une chance pour expliquer la position de la Suisse. Il faudra beaucoup de diplomatie. Le Conseil fédéral ne peut pas faire de promesses d'y arriver, il peut promettre en revanche de faire tout son possible pour y arriver. Il y travaille même 20 heures par jour.»
  • 14h09   «Encore un mot sur l'électricité: c'est juste une séance qui a été repoussée», relativise-t-il. «Il ne faut pas dramatiser. Il faut espérer que les discussions reprennent très vite.»
  • 14h07   Les suspensions des accords de la part de l'UE sont-ils perçus comme des coups de semonce? «Le Conseil fédéral a dit qu'il y avait des risques concernant l'accord Schengen-Dublin, mais il y a un intérêt mutuel avec l'UE sur ce sujet et il ne faut donc rien exagérer. Mais il y aura des conséquences et il faudra prendre ses responsabilités. On le savait avant la votation. »
  • 14h05   Le président de la Confédération rassure encore: «malgré tout, la confiance est encore bonne», avec nos pays voisins.
  • 14h05   «De la part des ministres des Affaires étrangères de l'UE, notre décision a été mal perçue. Il va falloir que l'on explique que le résultat de la votation n'est pas contre les autres pays, qu'il s'agit d'une décision populaire. On devra trouver des bons arguments pour la suite. Mais pour l'instant, c'est trop tôt. Il y a de la nervosité en Europe, notamment en raison des élections du mois de mai», rappelle-t-il à un journaliste qui le questionne sur l'image de la Suisse.
  • 14h02   Qu'est-ce que ça changerait si l'UE se retirait des discussions institutionnelles avec la Suisse? «La Suisse ne pourra pas ouvrir de nouvelles négociations pour de nouveaux accords pour avoir accès au marché. »
  • 14h01   Il répète que la situation est difficile, mais qu'on le savait avant la votation.«Il faudra apprendre à faire avec», dit-il.
  • 13h59   Didier Burkhalter résume en quelques phrases en allemand ce qu'il a dit à des journalistes alémaniques.
  • 13h57   Quid de l'accord avec la Croatie? «Il est paraphé, mais pas signé», nuance-t-il. Mais il n'y a pas de raison de paniquer pour le moment.
  • 13h56   Le chef du DFAE demande à tous ceux qui ont des responsabilités politiques de renforcer désormais la cohésion du pays.

  • 13h55   Le Conseil fédéral parlera aussi des suites de l'initiative avec les partis dans le cadre des entretiens de Wattewille vendredi, indique-t-il.
  • 13h54   Il y a encore les questions institutionnelles avec la Suisse qui sont en cours. Le DFAE a été mandaté pour informer les capitales sur les décisions suisses et pour poursuivre des négociations favorables aux deux parties ces prochaines semaines. Une délégation partira à Bruxelles ces prochains jours et il y aura des visites dans les principales capitales européennes. C'est seulement dans quelques semaines que le Conseil fédéral prendra des décisions, indique Didier Burkhalter.
  • 13h53   «Il faudra aussi poursuivre les relations avec l'UE. La dynamique engendrée par cette votation peut avoir des conséquences sur les accords existants et à renouveler. On parle beaucoup d'«Horizon 2020», «Erasmus», et celui sur le cinéma. La décisions de dimanche a un impact potentiel réel sur ces accords à renouveler.»
  • 14h42   Le DFJP va aussi clarifier, en collaboration avec le DFAE, si l’extension de la libre circulation à la Croatie doit être traitée dans le cadre d’une renégociation de l’ALCP ou si cette question doit être réglée au préalable, annonce-t-il.
  • 13h51   «On peut essayer de réviser l'accord sur la libre circulation. Mais il faudrait des mandats. Mais si on arrive à une résiliation, cela aura des impacts sur les mesures d'accompagnement, sur l'accord Schengen-Dublin et la clause guillotine sur les bilatérales I. Le Conseil fédéral a chargé le Département de justice et police de mener des discussions exploratoires. »
  • 13h49   «Le projet d'ordonnance devrait être prêt fin 2015. La nouvelle législation pourrait être prête le 9 février 2017, soit dans le délai de 3 ans fixés par l'initiative. Pour autant qu'il n'y ait pas de nouvelle votation. Mais toute une série de questions sont ouvertes et il n'est pas possible de répondre à tout maintenant. »
  • 13h48   Le DFJP élaborera ce plan de mise en oeuvre en collaboration avec le DFAE et le DEFR et le soumettra au Conseil fédéral d’ici à la fin du mois de juin.
  • 13h48   Pour les étrangers en Suisse ou les Suisses à l'étranger dans l'UE, rien ne change immédiatement, note le président de la Confédération. Et pour ceux qui ont des droits aujourd'hui, ces droits restent acquis, même en cas de résiliation de l'accord sur la libre circulation. «Les craintes des étrangers, que l'on entend beaucoup ces derniers jours ne sont donc pas justifiées», souligne-t-il.
  • 13h47   Il y a trois domaines d'activités sur lesquels travailler, dont en premier lieu la loi d'application du texte. Mais nous avons 3 ans devant nous. «Mais dès maintenant, on ne peut plus conclure de nouveau traité», rappelle Didier Burkhalter. «La loi actuelle de la libre circulation s'applique jusqu'à nouvelle avis. »
  • 13h45.   «Lucidité», car nous savions les conséquences de cette votation et nous appelons les forces politiques à faire preuve de responsabilité pour la suite, continue-t-il.
  •   Malgré la divergences des cantons, et la justesse de la décision dans les urnes, il faut désormais mettre en avant la cohésion, insiste-t-il. Et «calme», car la situation est certes, difficile, mais il ne faut pas sur réagir. Il n'y a pas de raison. «Il ne faut pas traîner mais il ne faut pas tout décider maintenant. La Suisse ne peut pas décider toute seule de toute manière. »
  • 13h42   «Cohésion calme et lucidité»: ce sont les termes qui qualifient la suite des opérations, indique-t-il.
  • 13h40   Le Conseil fédéral a traité de 200 dossiers, note le chef du DFAE et il indique que la discussion a été très ouverte sur l'organisation du travail et des démarches pour la suite de l’initiative. Il précise qu'aucune décision de fonds n'a été prise.
  • 13h37   Voilà Didier Burkhalter qui arrive. Cela va commencer.
  • 13h32   La salle de presse est remplie comme jamais et bruisse de commentaires. On n'attend plus que Didier Burkhalter.
  • 13h30   La conférence de presse va commencer d'ici quelques secondes. C'est Didier Burkhalter qui s'exprimera seul sous le titre «Politique de la Suisse à l'égard de l'Union européenne: état des lieux et prochaines étapes». Le porte-parole du Conseil fédéral est également présent.
  • Premières infos   On apprend également dans ce communiqué que le Département de Simonetta Sommaruga va clarifier, en collaboration avec le DFAE, si l’extension de la libre circulation à la Croatie doit être traitée dans le cadre d’une renégociation de l’ALCP ou si cette question doit être réglée au préalable. En outre, le DFJP et le DFAE vont s’engager pour que le Comité mixte Suisse – UE sur la libre circulation des personnes se réunisse rapidement, afin qu’il examine la situation.
  • Premières infos   Parallèlement, le Conseil fédéral va engager sans délai des discussions exploratoires avec l’UE, dans la perspective d’ouvrir des négociations au sujet de l’accord sur la libre circulation des personnes (ALCP). Il s’agit aussi de clarifier la procédure concernant les négociations bilatérales en cours, indique encore le communiqué.
  • Premières infos   Un communiqué de presse vient de tomber. Il indique que le Département fédéral de justice et police (DFJP) de Simonetta Sommaruga a été chargé d’élaborer d’ici à la fin du mois de juin un plan de mise en oeuvre, en collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de Didier Burkhalter et le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) de Johann Schneider-Amman. Un projet de loi suivra pour la fin de l'année.
  • En préambule   En outre, on apprend mercredi à la mi-journée que l’UE a fait disparaître de son agenda la discussion sur le mandat de négociation concernant les questions institutionnelles avec la Suisse. Ce sujet était à l'ordre du jour jeudi avec les ambassadeurs européens. Les Etats membres veulent d'abord savoir ce que la Suisse va faire. Le Conseil fédéral ne manquera pas de réagir à cette annonce.


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MessagePosté le: Mar 18 Fév - 18:46 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

mardi 18 février 2014 // 08:05


La nécessaire introspection des politiciens européens
mardi, 18.02.2014
Le vote suisse du 9 février contre l’immigration de masse est aussi une façon de remettre en question l’UE.
ANDREAS HÖFERT*

«Un coup de tonnerre, un séisme, un jour de deuil!» Les médias suisses et étrangers broyaient du noir après la votation du 9 février, qui a vu une courte majorité de Suisses (50,3%) se prononcer en faveur d’une réduction de l’immigration européenne et de la réintroduction de quotas.
La plupart des experts et des éditorialistes s’interrogeaient avant tout sur l’impact de cette décision sur l’économie suisse et, plus généralement, sur les relations entre la Suisse, l’Union européenne (UE) et le reste du monde. Rares sont ceux à avoir relevé que le résultat de cette consultation pouvait également refléter un malaise qui, malheureusement, s’étend bien au-delà de la Suisse.
S’il est difficile d’évaluer à ce stade comment la votation affectera l’économie suisse, il ne fait guère de doute que cet impact ne sera pas positif. Plusieurs dirigeants européens de haut rang, dont la chancelière Angela Merkel, ont exprimé leur mécontentement. L’UE a souligné que la dénonciation, ou tout au moins la modification unilatérale par la Suisse de l’un des nombreux accords bilatéraux pourrait remettre en cause tous les autres accords. Pour commencer, l’UE a mis un coup d’arrêt aux négociations sur le marché de l’électricité qui, selon Doris Leuthard, la ministre suisse de l’Energie, étaient «achevées à 95%».
Outre les représailles de l’UE qui pourraient ne pas s’arrêter là, l’incertitude à laquelle les entreprises suisses sont confrontées pourrait également avoir un impact très négatif sur l’économie. Sachant qu’il faudra jusqu’à trois ans pour mettre en œuvre la décision du peuple suisse, cela signifie que les entreprises navigueront à vue pendant cette période, tant en matière de planification que d’embauche.
Le vote des Suisses a été analysé sous toutes les coutures durant la semaine dernière. Pour les uns, il est révélateur d’une xénophobie. D’autres y voient le ras-le-bol de «nombreux Suisses qui enragent de voir leur réseau routier et autoroutier saturé, les trains bondés ainsi que les prix de l’immobilier et les loyers crever le plafond». Toutefois, ce genre d’explications me semble simpliste.
Les médias allemands et français (pour ne citer qu’eux) évoquent une raison plus profonde: «Si une consultation similaire avait été réalisée dans notre pays, le résultat aurait été le même qu’en Suisse.» Loin de se distinguer, les Suisses ont juste illustré un malaise ressenti également par un grand nombre d’Européens, qui ne peuvent pas l’exprimer par le biais de la démocratie directe.
Ce malaise est parfaitement résumé par un modèle élaboré il y a quelques années par Dani Rodrik, professeur à Princeton et baptisé «l’impossible trilemme de la mondialisation». D’après ce trilemme, on ne peut pas avoir en même temps, la mondialisation, les Etats nations et la démocratie. Il faut renoncer à l’un de ces trois éléments. Dans le cas de l’Europe, on peut remplacer le terme «mondialisation» par UE.
Alors que la crise de l’euro entrera bientôt dans sa cinquième année, de nombreux Européens ne croient plus vraiment à l’idéal de la construction européenne. Ils voient l’UE comme une sorte de créature qu’ils ne contrôlent plus, ou plutôt qui aurait échappé au contrôle de leurs élus nationaux. Le discours de nombreux politiques européens lorsqu’ils s’adressent à leurs électeurs accentue cette sensation de déficit démocratique au sein de l’UE. Au risque de verser dans la caricature, on peut résumer la situation de la manière suivante: «A chaque fois que quelque chose de bien survient, le mérite m’en revient (à moi, votre élu national); à chaque fois que quelque chose de mal se produit, c’est la faute à Bruxelles.» Et malheureusement, l’Europe est abonnée aux mauvaises nouvelles ces derniers temps.
Entre le 22 et le 25 mai, les électeurs de l’ensemble des pays membres de l’UE éliront un nouveau Parlement européen. D’après les sondages, les partis «traditionnels» de droite comme de gauche pourraient être durement sanctionnés, tandis que les partis anti-européens d’extrême-gauche et d’extrême-droite sortiraient renforcés pratiquement partout. Ils pourraient rafler jusqu’à un quart des sièges au Parlement.
Ignorer cela, tourner en dérision les partis «populistes» et ne pas répondre aux angoisses de nombreux Européens qui ont le sentiment de ne plus avoir la maîtrise de leur propre destin, ne fera que renforcer le vote protestataire. A cet égard, le vote suisse ne se limite pas à claquer la porte au nez de l’Europe.
Il s’agit aussi d’un tir de sommation en direction des hommes politiques européens, qui seraient bien inspirés de veiller à ce que la construction européenne s’inscrive dans un cadre véritablement démocratique.
* Chef économiste,    
UBS Wealth Management


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MessagePosté le: Mar 18 Fév - 18:49 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Analyse intéressante de bernard Wicht    il enseigne la strtégie à lausanne ,son commentaire suite au vote de la suisse le 9 février


mardi 18 février 2014 // 08:13


La chance paradoxale de la Suisse
mardi, 18.02.2014
Le pays devrait bénéficier d’un recentrage sur lui-même. Le scrutin du 9 février permet l’élaboration d’un projet identitaire commun.
Bernard Wicht enseigne la stratégie à l’Université de Lausanne. L’originalité de sa démarche se reflète dans ses ouvrages, notamment dans l’Europe Mad Max. Sa réaction au vote du 9 février est tout aussi originale: les sociétés qui se ferment, au moins dans une certaine mesure, sont les gagnantes dans un monde globalisé où chaque société a besoin de ses repères.
Comment analyser le vote
du corps électoral suisse?
On constate les mêmes réactions qu’en 1992: peur de l’Europe et d’un affaiblissement économique du pays, crainte d’assister à des délocalisations. Mais si on pouvait avancer de tels arguments à l’époque dans le contexte du marché unique, la perspective n’est plus la même car, l’espoir d’un renouveau inspiré par l’Europe fait défaut. Un quart de siècle plus tard, les promesses du marché unique ne se sont pas concrétisées et l’UE se trouve dans une position critique. L’Europe a créé l’euro pour être indépendante du dollar, et elle est maintenant livrée aux fluctuations des marchés financiers globalisés, ce qui est l’inverse de l’objectif poursuivi.
Vous proposez une nouvelle approche de la situation créée par le vote du 9 février…
C’est une situation de paradoxe. C’est un élément d’analyse forgé par les stratèges: dans les sociétés complexes, il arrive souvent qu’une décision prise en vue d’un objectif aboutisse à des fins contraires. En 1992, les attentes projetées sur l’Europe étaient légitimes et la décision de refuser l’EEE aurait logiquement dû mener à un appauvrissement de la Suisse. Même s’il n’en a rien été, on assiste pourtant aujourd’hui aux mêmes commentaires qu’en 1992.
N’est-ce pas précisément parce l’UE est en difficulté qu’elle pourrait se montrer agressive
à l’égard de la Suisse?
C’est vrai qu’une institution en difficulté aura plus tendance à se monter sévère. Si les Suisses qui peuvent maintenant passer dans la file rapide des aéroports européens se retrouvent à faire la queue avec les non-Européens, ce sera une mauvaise surprise. Mais cela ne doit pas faire oublier que l’analyse se situe à un niveau plus large: la Suisse pourrait se voir refuser l’accès à des partenariats européens mais le monde est plus vaste, il est devenu global et, à ce niveau par exemple, notre pays est le seul du monde occidental à avoir des échanges excédentaires avec la Chine.
Il reste que si l’on s’en tient à des considérations économiques, le oui du 9 février est hasardeux, tout comme l’a été le non du 6 décembre 1992.
L’EEE n’a pas été rejeté pour des raisons économiques, mais identitaires et culturelles. En Suisse alémanique, la relation avec l’Allemagne a joué un rôle.
Pourtant l’Allemagne est plus que jamais le moteur de l’économie européenne…
Elle a retrouvé son leadership en Europe en acceptant de précariser la moitié de sa population active qui vit dorénavant avec des contrats de durée limitée et des salaires de 1200 euros par mois. Il ne faut pas croire que les Suisses vont aller travailler en Europe à de telles conditions. En Suisse même, la population se voit imposer un dumping salarial sous couvert de la libre-circulation.
Malgré ses inconvénients, la libre-circulation n’a-t-elle pas pour avantage de promouvoir les échanges culturels et finalement l’innovation?
Vous parlez de la théorie selon laquelle le mélange des cultures serait le premier facteur d’innovation. C’est effectivement l’opinion dominante. Mais des études récentes font ressortir l’inverse: les sociétés qui se ferment sont les gagnantes de la mondialisation. Un bon exemple est celui d’Israël qui est le pays des start-up dans les domaines des technologies de l’information. Pourtant, c’est un pays en guerre avec ses voisins, mais cela semble être un élément de stimulation. Une grande partie de la population pense, peu importe de savoir si c’est à tort ou à raison, que le pays est menacé de destruction. Or, ce sentiment crée une incitation forte à chercher et à innover.
En Europe, l’ouverture est la clé du succès.
Les régions européennes les plus dynamiques ne sont pas les plus ouvertes (en termes identitaires): il y a par exemple l’Italie du Nord qui est très populiste ce qui n’empêche pas ses entreprises d’être fortement engagées dans la mondialisation. Autre exemple, celui de la Flandre qui est l’une des rares régions dynamiques d’Europe et où l’on observe le même phénomène, à savoir l’existence d’un fort mouvement nationaliste. On pourrait aussi parler de la Catalogne.
Ces cas sont un paradoxe par rapport aux idées admises en la matière. On ne peut donc se contenter de les analyser en termes de repli sur soi, c’est beaucoup trop court. Car dans une société totalement globalisée, on assiste à une perte de repères: d’où la nécessité d’un projet identitaire commun. La Suisse se situe certainement dans ce cas de figure. Les «sociétés qui se ferment gagnent», ce qui ne veut pas dire s’isoler mais se réunir autour d’une identité forte.
L’identité forte explique-t-elle
le succès de la Suisse?
Il y a aussi certains choix faits par les Suisses qui expliquent pourquoi elle ne s’en sort pas trop mal. Ce n’est pas à cause du secret bancaire puisque les banques ne représentent que 6% à 8% du PIB. Il y a surtout la formation professionnelle privilégiée par 70% d’une classe d’âge, ce qui nous a valu les critiques de l’OCDE. Mais cette priorité fait que l’on forme des jeunes qui trouvent du travail. Il y a aussi le fait qu’on préfère investir dans les emplois et la création d’entreprises plutôt que dans la pression fiscale. Ces choix ont toujours été validés par le peuple, par exemple lors de l’initiative 1 à 12.
La Suisse n’a-t-elle pas bénéficié de la libre-circulation? Après tout, la croissance s’est accélérée après l’adoption des accords bilatéraux.
Le succès de la Suisse ne peut être analysé seulement en termes de croissance économique. Le succès d’un pays vient de différents facteurs. Il y a le niveau d’éducation, mais aussi le sentiment d’appartenance et la solidarité qui va avec. Il y a aussi la liberté qui, rappelons-le, demeure un des principaux ressorts de la dynamique capitaliste.
Tout de même, la Suisse
n’est-elle pas plus vulnérable qu’en 1992?
En 1992, on a décidé de ne pas adhérer et maintenant de se retirer. Que va faire l’Europe, c’est une vraie question. Il faut aussi se demander dans quelle mesure le gouvernement va s’excuser du vote des citoyens au lieu d’assumer la décision prise. Tant qu’on peut voter et que le gouvernement respecte les décisions du peuple, la Suisse a un moteur solide.


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MessagePosté le: Jeu 20 Fév - 17:46 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Je serai absente quelques jours vacances  Okay Okay a bientôt  Shocked

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Danyves
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MessagePosté le: Mer 26 Fév - 17:54 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

L’Après-9 février 15:54
Le drapeau suisse a flotté au Parlement européen

Lors d’un débat consacré aux suites du vote de la Suisse, les eurodéputés ont réaffirmé, en grande majorité, que la libre circulation entre l’UE et la Suisse n’était pas négociable. L’Italien Mario Borghezio, de la Ligue du Nord, qui a bruyamment défendu le oui à l’initiative UDC, a été expulsé de l’hémicycle


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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 11:57 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Mr. Green Mr. Green
La suisse subit l'intransigeance de UE  c'est un détail de l'histoire .UE ne doit pas être prise pour un empire simplement pour une bande de technocrate qui cherchent à rester à leur place sans se souciez du peuple .
Les suisses ne sont pas dupe du moins une grande partie Rolling Eyes UE veut bloquer les programmes de recherche avec la suisse mais diantre pourquoi une partie des profs gauchistes ont peur ! Il existe au monde des universités dans 150 pays , il serait grand temps de revoir de fond en comble les accords avec cette bande de voyous de UE . La négociation devrait se faire pays par pays !C'est du reste ce qui va se passer un campus est en gestation dans la région Bâloise!
Voir article ci dessous ...

Les petits dictateurs des forums bourso Foreign et sa clique ont encore frappé ils sont  vraiment stupides ,bêtes ,de ne pas comprendre que c'est la liberté d'expression qu'ils bafouent ! Ils sont heureux d'un rôle dont ils ne se rendent même pas compte de la porté ,vous me direz c'est logique ce ne sont pas des Idea Idea loin de là . La votation concernant le traité de Lisbonne ils s'en moquent ,pire ils l'ignore , un jour viendra ou ces lâches ne pourront plus avoir le droit de parole ,n'y même celui de cliquer pour supprimer la liberté d'expression des personnes qui cherchent le dialogue . Bourso est à l'image de ces ignares ,ils ignorent les mails adressés par les suisses (je suis pas la seule ) . Je comprends mieux le déclin de la france , dommage pour une catégorie du peuple ....



Hautes écoles Vers un campus transfrontalier dans la région de Bâle?
Mis à jour le 28.02.2014
Alors que la Suisse ne participera plus à Erasmus, après la votation sur l'immigration, les Hautes écoles du Rhin supérieur veulent renforcer leurs échanges académiques et créer un «European Campus».

Bâtiment historique de l'Uni de Bâle. Les Hautes écoles du Rhin supérieur, dont l'Université de Bâle, veulent renforcer leurs collaborations et créer un «European Campus».
Image: DR
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Les Hautes écoles de la région du Rhin supérieur veulent se développer en intensifiant leurs collaborations. Elles souhaitent créer un «European Campus» auquel l'université de Bâle a l'intention d'adhérer. Le projet pourrait se concrétiser au plus tôt en 2016.
Les universités de Freiburg (D), Karlsruhe (D), Mulhouse (F), Strasbourg (F) et Bâle examinent la possibilité de renforcer les collaborations actuelles en créant un «European Campus» dans la région des trois frontières (CH-D-F).
L'objectif est que toutes ces universités puissent faire des demandes de subventions communes en France, en Allemagne et en Suisse, a indiqué vendredi Therosia Bauer, ministre des sciences du Bade-Wurtemberg (D). Les universités de Strasbourg et Freiburg sont responsables du projet.
Après l'approbation le 9 février de l'initiative de l'UDC contre l'immigration de masse, ce projet montre que tous les contacts pour la Suisse ne sont pas rompus, a encore indiqué la ministre du Bade-Wurtemberg.
Conséquence du vote suisse du 9 février, la Commission européenne a décidé que la Suisse ne participerait plus aux programmes «Horizon 2020» et «Erasmus » qu'au titre d'Etat tiers. La Suisse pourrait ainsi se trouver privée de soutien financier de l'Union européenne (UE) pour la recherche et l'éducation. (ats/Newsnet)
Créé: 28.02.2014, 15h44


Dernière édition par bergs2 le Dim 2 Mar - 12:08 (2014); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 2 Mar - 12:06 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Les demandes de naturalisations sont en hausses en suisse depuis le 9 février 2014 après initiative UDC .....les français sont en bonne place pour demander la naturalisation , ils pourraient avoir de fortes désillusion .Il n'est pas possible de cracher sur un pays et dans le même temps vouloir s'y réfugier !!



Initiative UDC Demandes de naturalisations en hausse après le 9 février
Mis à jour le 27.02.2014 9 Commentaires
Les administrations cantonales romandes constatent une hausse des demandes de naturalisations ou d'informations après les votations du 9 février. Certains étrangers sont inquiets pour leur avenir.
Demandes de naturalisations en hausse.

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Certains étrangers craignent de devoir quitter la Suisse. Une réaction à l'incertitude sur les conséquences du vote du 9 février dernier sur l'immigration, estiment les offices cantonaux concernés.
Dans le canton de Vaud, la hausse des demandes de naturalisation est significative, a déclaré Steve Maucci, chef du Service de la population du canton de Vaud, revenant sur des informations publiées dans la presse. Elles ont passé à 23,3 démarches par jour du 10 au 25 février, alors que leur nombre s'élevait à 15,8 dossiers du 1er janvier au 9 février.
«Nous avons constaté une inquiétude au lendemain de la votation, alors que ce scrutin ne touchait pas aux naturalisations», explique encore le chef de service. Beaucoup d'étrangers, notamment allemands et français, se sont renseignés sur les procédures.
Selon le responsable, c'est cependant davantage la révision de la loi sur les naturalisations (LN) en discussion au Parlement qui pousse les gens à faire le pas.
En Valais, l'augmentation constatée des demandes de naturalisations semble également découler des débats dans le cadre de la révision de la LN.
Peur de l'expulsion
Des inquiétudes sont également constatées du côté du Jura, où le bureau cantonal des naturalisations remarque depuis trois semaines une hausse sensible des demandes pour des renseignements ou pour l'obtention de formulaires.
Cette évolution n'est pas chiffrée, mais elle concerne avant tout les bénéficiaires d'un permis C, qui craignent d'être renvoyés après la votation du 9 février, selon le bureau des naturalisations.
Dans le canton de Fribourg, «les gens posent fréquemment des questions en relation avec la votation du 9 février aux guichets du Service des naturalisations. Ils s«inquiètent de savoir s«ils devront quitter la Suisse dans le futur», a indiqué à l'ats Jean-Pierre Coussa, chef de service.
«Possible effet «boomerang»
Dans le canton de Genève, le secteur des naturalisations ne connaît, pour l'heure, pas de hausse significative de procédures déposées et enregistrées. En revanche, le secteur fait face à une hausse significative d'étrangers remplissant manifestement les conditions d'engagement d'une procédure, explique l'Office cantonal de la population (OCP).
Depuis le oui à l'initiative, de plus en plus d'étrangers viennent se renseigner au guichet de l'OCP et retirer les documents nécessaires leur permettant de déposer une requête. Ils s'informent également par téléphone ou par courriel des conditions d'obtention de la nationalité suisse, mais ce chiffre n'est pas quantifiable, précise l'OCP.
Il risque donc d'y avoir peut-être un effet «boomerang» ces prochains mois ou d'ici la fin de l'année, avec une hausse significative de demandes enregistrées, estime encore l'OCP. Les données n'étaient pas disponibles pour le canton de Neuchâtel.
Outre-Sarine, la tendance est tout autre. La grande majorité des cantons n'a pas constaté de hausse significative du nombre de demandes, à l'exception de la ville de Zurich. Cette augmentation y est cependant due à une nouvelle directive, qui permet aux candidats à la naturalisation de déposer un dossier déjà après deux ans de résidence, selon les services concernés. (ats/Newsnet)
Créé: 27.02.2014, 16h56


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MessagePosté le: Lun 3 Mar - 11:28 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Rolling Eyes
Ci dessous les chiffres officiels des frontaliers en suisse ,contrairement au dire de Montebourg ils sont nettement supérieur . Goebels le disait en mensonge répété 10 fois devient une vérité

CH/Le nombre de frontaliers progresse en 2013, les Français en tête

Zurich (awp) - Le nombre de frontaliers a progressé de 3,8% à 278'500 personnes en 2013, a annoncé lundi l'Office fédéral de la statistique (OFS). Plus de la moitié de la main-d'oeuvre frontalière est domiciliée en France (52,4%), 23,7% réside en Italie et 20,5% en Allemagne.
Le taux de croissance du nombre de frontaliers a cependant ralenti par rapport à 2012, où la hausse avait été de 6,0%, a souligné l'OFS dans un communiqué. L'année dernière, leur nombre total s'est accru de 10'200 personnes.
Sur une période de cinq ans, le nombre des frontaliers est passé de 216'400 en 2008 à 278'500 personnes en 2013, une hausse de 28,7%.
Les travailleurs frontaliers se concentrent essentiellement dans la Région lémanique (34,7%), dans la Suisse du Nord-Ouest (23,5%) et au Tessin (21,5%).
Concernant les qualifications, les frontaliers (17,9%) exercent nettement plus souvent une profession élémentaire que le reste de la population active occupée (3,7%). "La main-d'oeuvre frontalière tend à travailler dans des professions moins qualifiées. Leur sous-représentation est particulièrement marquée dans les professions intellectuelles et scientifiques", que seulement 11,6% des frontaliers exercent, a souligné l'OFS.
Quelque 61,0% des frontaliers travaillaient au quatrième trimestre 2013 dans le secteur des services. L'industrie en comptait 38,2% et l'agriculture seulement 0,7%.
L'acceptation début février de l'initiative sur l'immigration, qui prévoit notamment un retour au quotas, a provoqué l'incertitude sur le sort des frontaliers.
En attendant la mise en oeuvre de l'initiative sur l'immigration d'ici deux à trois ans, le Conseil d'Etat tessinois s'est engagé à protéger le marché du travail du canton.
al/cha


(AWP / 03.03.2014 10h06)


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MessagePosté le: Lun 3 Mar - 14:45 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

03-03-2014 13:38  CH-France/Fiscalité: visite de Moscovici à Berne, nombreux contentieux à régler


Berne (awp/ats) - La visite du ministre français de l'économie et des finances Pierre Moscovici jeudi à Berne intervient dans un climat que la votation du 9 février a rendu encore plus tendu. Levier initial d'un dialogue fiscal entre les deux pays, la convention bilatérale sur les successions est vouée à l'échec aux Chambres fédérales.
Contrairement au National, le Conseil des Etats ne devrait pas enterrer d'emblée le texte à son agenda le 18 mars. Sa commission préparatoire plaide sans opposition pour un renvoi du dossier au Conseil fédéral afin qu'il renégocie les conditions de l'accord. Mais même si la Chambre du peuple se ralliait à cette approche, les diplomates suisses ne croient plus à une issue favorable.
Le texte, qui prévoit une imposition sur la base du domicile de l'héritier et non plus de celui du défunt, est fustigé depuis des mois par la droite, Romands en tête. Déjà renégocié après un premier tollé, il permettrait à la France de taxer l'héritier d'un résident suisse s'il habite l'Hexagone depuis au moins huit ans. Paris devrait juste déduire un éventuel impôt successoral payé en Suisse.
La France n'a pas forcément intérêt à de nouvelles négociations. Elle a cessé de conclure des accords sur les successions à la fin des années 1990. Et Paris risque de ne plus attendre trop longtemps avant de résilier l'actuelle convention avec la Suisse, en vigueur depuis 1953, avec un risque de double imposition à la clé.
DEMANDES D'ENTRAIDE EN SOUFFRANCE
Autre sujet de friction, l'entraide administrative fiscale. La France se plaint que la Confédération ne réponde pas à suffisamment de demandes de renseignements. Paris estime aussi qu'elles devraient être traitées de manière confidentielle, donc sans avertissement du contribuable concerné, ce qui est contraire au droit helvétique.
Petit progrès, les Français semblent admettre dans la pratique les règles suisses d'information. Peut-être aussi parce que le Parlement est en train d'amender la loi afin que les clients des banques suisses visés par une demande d'entraide puissent - exceptionnellement - ne pas être avertis préalablement de la transmission de renseignements.
PROGRAMME UNILATÉRAL
Pour mettre un terme à l'évasion fiscale, la France préférerait l'échange automatique d'informations. En attendant son arrivée inéluctable, Paris a lancé un programme d'auto-dénonciation des fraudeurs et annoncé mi-février avoir récupéré 230 millions de francs de près de 16'000 évadés, dont 80% possédaient un compte non déclaré en Suisse.
A la différence du programme italien, cette cellule de régularisation ne favorise pas le placement de capitaux dans l'Union européenne. Mais le programme français est unilatéral et les Suisses auraient tout de même intérêt à trouver une solution bilatérale pour éviter une fuite des capitaux. Paris sera difficile à convaincre.
La tâche s'annonce tout aussi rude pour les forfaits fiscaux. La France ayant décidé unilatéralement, à Noël 2012, de ne plus reconnaître le régime d'imposition à la dépense, l'administration fiscale française risque de vouloir ponctionner des centaines de Français domiciliés en Suisse. Mais les intéressés pourraient obtenir gain de cause devant les tribunaux, espère la Confédération.
APAISEMENT POUR LES FRONTALIERS
Sur la question des frontaliers, des progrès ont en revanche été faits, assure-t-on à Berne. Le canton de Vaud admet des exceptions à son principe ne pas reconnaître comme frontaliers des Français vivant à plus de trois heures de trajet par jour du canton. Des contentieux liés à des présentations tardives d'attestations permettant d'échapper à l'impôt à la source ont été réglés.
La France s'est aussi acquittée, juste avant Noël dernier, de 276 millions de francs d'arriérés d'impôts pour les frontaliers. Ce retard de paiement de Paris avait provoqué un tollé en Suisse. Aucune demande des cantons en faveur du système genevois d'imposition à la source n'est finalement remontée jusqu'à l'administration fédérale.
Dernier objet de grincements de dents, la fiscalité de l'aéroport de Bâle-Mulhouse. La France menace d'imposer la taxe sur l'aviation civile et la taxe de solidarité au secteur helvétique de l'aéroport, arguant qu'il se trouve sur territoire hexagonal.
ats/jq


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MessagePosté le: Mar 4 Mar - 19:15 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Pierre Chappaz Réflexions d'un Français après le vote suisse sur les quotas d'immigration


  • inShare7


Une courte majorité de Suisses s'est donc prononcée en faveur de l'initiative "contre une immigration massive", qui va se traduire par l'instauration de quotas pour les autorisations de séjour des étrangers.
La constitution fédérale va donc désormais stipuler que "les plafonds et les contingents annuels pour les étrangers exerçant une activité lucrative doivent être fixés en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse et dans le respect du principe de la préférence nationale; ils doivent inclure les frontaliers. Les critères déterminants pour l’octroi d’autorisations de séjour sont en particulier la demande d’un employeur, la capacité d’intégration et une source de revenus suffisante et autonome."
Français vivant à Genève depuis de nombreuses années, je me sens nécessairement concerné. Pourtant, autant le dire tout de suite, je ne suis pas choqué par ce vote.
D'abord, j'admire le système suisse de démocratie directe qui donne au peuple souverain le droit de décider par lui-même, sur toutes les questions qui touchent à la vie de la société.


Immigration: trois fois plus qu'en France
Ensuite, j'admire également la capacité de la Suisse à défendre son indépendance, son identité et ses valeurs, face à la pression de l'Europe et des grands pays qui l'entourent. Il y a quelques années, par une autre votation, les Suisses avaient voté l'adhésion à Schengen, ouvrant ainsi leurs frontières. L'immigration a atteint le niveau considérable de 80 000 personnes par an, soit trois fois plus qu'en France en proportion de la population.
Historiquement, la Confédération helvétique a été une machine à intégrer les nouveaux venus particulièrement efficace. Le système éducatif fait un excellent boulot sur ce point. Mais il faut bien avouer que ces dernières années, notamment depuis le vote sur Schengen, la situation s'est fortement dégradée. La criminalité explose, et elle est le fait des étrangers. A la prison de Champ-Dollon, 92% des détenus sont des étrangers selon le rapport d'activité 2011 qui détaille les pays de provenance (Europe de l'Est, Balkans, ...) , et même la religion des personnes internées.
Les Suisses sont des gens très accueillants, je peux en témoigner, mais ils sont secoués par l'afflux des étrangers attirés par la prospérité du pays. Aux élections genevoises d'octobre dernier, le parti anti-frontaliers MCG a fait un score de 20%, en dénonçant l'insécurité, mais aussi la concurrence des frontaliers sur les salaires, et les encombrements routiers dus aux pendulaires.
Le bon sens suisse
Ce n'est pas en niant les problèmes qu'on peut les résoudre. Les Suisses ont fait une erreur en 2005 en votant pour Schengen, ils essayent de la réparer aujourd'hui en approuvant majoritairement l'instauration de quotas d'immigration.
Le vote a déchaîné les passions. Tout au long de la campagne, j'ai été frappé de l'unanimité des médias pour s'opposer au vote de l'initiative. Tous les partis de gauche et de droite modérée étaient contre. Mais malgré les consignes, la majorité des électeurs a jugé qu'il fallait réagir contre l'"immigration de masse".
Beaucoup de mes amis suisses, notamment en Romandie, sont choqués par ce résultat, qui heurte leur générosité et leur sens de l'accueil. Je veux leur dire que je les remercie, mais que je reconnais le droit de la Suisse à choisir les gens qu'elle accueille.
Le vote d'aujourd'hui est avant tout symbolique, même si le symbole est fort. Ce sont les négociations qui vont s'ouvrir, avec l'Europe et tous les pays concernés, qui détermineront les règles, et le niveau des quotas.
Je fais confiance au bon sens suisse pour aboutir à des accords raisonnables.


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MessagePosté le: Mer 5 Mar - 14:02 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

Merci à Sahdoc de ne pas censurer les articles intéressant ,la presse en france devrait prendre de la graine ,tout comme les hommes politiques ,sans oublier les nains de jardin de boursorama .
Canal +a fait un reportage concernant un politicien suisse je vous laisse écouter sa réponse ,et celle des personnes dont le témoignage n'a pas passé dans le reportage de canal + !! Vive la liberté expression
Foreign devrait postuler à canal + ignare de service


http://www.lematin.ch/suisse/reponse-berger-freysinger-bergere-canal/story/…

Le politicien UDC s'interroge notamment sur l'absence de certaines séquences tournées auprès de Christian Varone qui s'exprimait en tant que commandant de la police cantonale valaisanne et auprès de Georges Seewer, chef de service du système pénitentiaire.
Il relève encore avoir été qualifié faussement de «ministre fédéral».
Il se demande enfin si le travail des journalistes consiste à diffuser des opinions ou des faits.


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MessagePosté le: Mer 5 Mar - 15:40 (2014)    Sujet du message: NEWS SUISSES : la file de Bergs Répondre en citant

«Europe, écoute le signal de la Suisse»
par Eberhard Hamer, juriste et professeur d’économie*
Les fonctionnaires de l’UE et, sous leur influence, la presse européenne diffusent leur surprise et leurs cris de rage au sujet de la votation populaire contre l’immigration massive qui a eu lieu en Suisse. Il semble que la Suisse, avec son droit démocratique, qui permet de demander l’avis des citoyens, a sérieusement mis en question les structures de domination européennes.
Lors d’un débat télévisé, M. Bernd Lucke, président du parti allemand AfD (Alternative für Deutschland), a fait remarquer aux représentants vociférants des autres partis qu’il y avait déjà en Suisse une limitation de l’immigration et que celle-ci allait expirer en été. La votation populaire n’a fait que renouveler ce droit limitant l’immigration, elle ne l’a pas créée. Aucune raison donc de faire des reproches.
Quand un pays archi-démocratique comme la Suisse exerce son droit de faire voter les citoyens sur les questions qui les préoccupent et que cette seule raison bouleverse l’élite au sein de l’UE, on est en droit de soupçonner d’autres raisons derrière cette colère nullement justifiée. En réalité, avec l’exemple de la Suisse, on aperçoit une profonde opposition entre les désirs de la population et le système de fonctionnaires de l’élite dominante, non élue. Jusqu’à présent, les 28 commissaires politiques et leurs 50 000 fonctionnaires, ont décidé – d’un commun accord avec les gouvernements concernés et sans égard pour la volonté des populations – ce que la puissance mondiale ou les banques et les multinationales anglo-saxonnes leur ont dicté comme étant souhaitable ou nécessaire. Que très souvent, cela soit contraire aux désirs des populations, n’a jamais dérangé l’élite dominante, mais émerge actuellement pour la première fois, suite à l’exemple suisse, en tant que contradiction démocratiquement validée.
Dans d’autres cas, cette élite n’a pas eu d’égards pour les populations:
1.    La majeure partie de la population ne veut pas d’un super Etat centralisé européen et dictatorial, elle veut une «Europe des patries souveraines». Dans le Traité de Lisbonne, l’élite en a décidé autrement, au sein d’un cercle très restreint. Depuis lors, cette élite agit de manière dictatoriale avec pour but un Etat centralisé, alors que, au sein des populations des pays membres, se forme une opposition toujours plus forte, comme on le verra probablement – au grand effroi des partis établis – à l’occasion des prochaines élections européennes avec de nouveaux partis tel l’AfD. Ni l’Angle­terre ni la France ne veulent abandonner leur souveraineté. Ce sont uniquement les anciens partis allemands qui insistent, motivés qu’ils sont par les Etats-Unis, les banques et les multinationales pour qui les négociations avec un gouvernement central sont beaucoup plus simples qu’avec 28 gouvernements nationaux souverains. La Suisse signale donc que le rêve des «Nations-Unies d’Europe» pourrait ne pas être réalisable et que le Traité de Lisbonne est en contradiction avec la volonté des populations.
2.    L’autorisation de la culture du maïs OGM du groupe américain DuPont Pionner par l’UE montre à quel point les intérêts des Etats-Unis guident actuellement les décisions de l’élite politique. Sans examens préalables, où plutôt suite à des expertises financées par le groupe lui-même, le gouvernement allemand a toléré, avec le soutien de l’UE, l’autorisation de la culture de ce maïs génétiquement modifié, malgré l’opposition d’environ 80% de la population allemande. D’autres gouvernements corrompus de pays membres ont même voté en faveur de ce maïs OGM. Cela montre que Mme Merkel a décidé en faveur des intérêts des grands monopoles internationaux et contre l’intérêt de la majorité des populations européennes. Les conséquences néfastes sur l’environnement et la santé des populations pèsent moins que le pouvoir du groupe américain DuPont Pionner. A juste titre, le signal venant de la Suisse fait réagir les multinationales, car la soumission des commissaires aux volontés du grand capital pourrait bientôt être confrontée à une résistance démocratique de la base venant des populations européennes concernées.
3. Les commissaires européens ont autorisé et préconisé que l’OTAN devait également être déclarée institution européenne, bien qu’elle soit
–    dirigée uniquement par les Etats-Unis, au profit de leurs propres objectifs mais financée par les Européens sans qu’ils y aient des intérêts propres.
–    engagée abusivement pour des guerres d’agressions des Etats-Unis (Afghanistan, Afrique du Nord, Somalie et actuellement Centrafrique) dont les objectifs bellicistes sont définis par l’industrie de guerre et les grands groupes financiers américains, auxquels les vassaux européens de l’OTAN livrent uniquement de l’argent et des soldats auxiliaires sans avoir réellement voix au chapitre. 80% de la population ne veulent pas de participation de soldats allemands aux guerres à l’étranger. L’OTAN pourtant, sous les ordres des Etats-Unis, lance constamment de nouvelles guerres. Le signal de la Suisse pourrait là aussi éveiller davantage de résistance de la population contre l’utilisation abusive de l’OTAN au profit des objectifs hégémoniques américains.
–    Cela vaut aussi pour la lutte subversive de l’OTAN dans le seul intérêt des Etats-Unis, à l’aide des «révolutions de couleurs» en Afrique du Nord, en Syrie et actuellement en Ukraine qui suivent toutes la doctrine de l’OTAN, définie par les Etats-Unis: «Keep the Russians out, the Americans in and the Germans down». La doctrine de Brzezinski de l’endiguement politique et militaire de la Russie est également poursuivie par le gouvernement Obama. C’est pourquoi les insurrections sont attisées et financées par la CIA (Klitschko toutefois par la Fondation Konrad Adenauer). On impose simultanément à la presse internationale de publier des chants de haine contre Poutine pour faciliter la mise en œuvre des «révolutions», et les commissaires de l’UE se déclarent même prêts à prendre en charge les coûts et les promesses d’aide pour l’Ukraine, afin de soutenir les objectifs américains de domination mondiale.
–    Dans ce cas également, les intérêts de la puissance mondiale et de ses fonctionnaires de l’UE ne correspondent pas à la volonté de la population – pas même dans les pays en révolution, mais il s’agit des intérêts de la haute finance anglo-saxonne, de l’industrie de guerre américaine et de l’élargissement du pouvoir de la «puissance dominante universelle» face à la Russie. Les fonctionnaires européens y participent uniquement dans l’intérêt de l’impérialisme américain, et cela contre les intérêts et aux frais des populations européennes. Le signal de la Suisse pourrait remobiliser des mouvements de paix contre les guerres subversives des Etats-Unis, dès lors que les gens se rendront compte des dessous des prétendues révolutions.
4.    Lors de la crise financière, il s’est avéré clairement que l’UE, en tant que système antidémocratique, est un auxiliaire des banques internationales, des assurances et des multinationales, contre et aux frais des populations européennes: à la demande du gouvernement américain et suite aux pressions de la Commission européenne, le surendettement des grandes banques atlantiques fut couvert d’abord par une caution, puis par la reprise totale des dettes par les pays européens afin que les dettes bancaires puissent être sauvées et que les pays endettés restent ainsi débiteurs sous contrôle de ces banques. C’est au contribuable allemand que revient le fardeau principal de 27% de la responsabilité conjointe (union de la dette). Le ministre des Finances a affirmé que «les cautions ne sont pas des paiements». C’est pourquoi les dettes auprès des banques et des pays en faillite ont été dès lors fortement augmentées (en Grèce, elles ont doublé) ce qui, invariablement, est à la charge des citoyens et épargnants allemands, car:
–    L’abaissement artificiel des intérêts dépossède les épargnants et les assurances vie.
–    700 milliards d’euros de payement Target représentent pratiquement un financement d’exportations à fonds perdu. La banque européenne et par conséquent principalement les citoyens allemands, payent les excédents des exportations (par exemple aux Grecs pour leurs importations d’Allemagne) avec une chance de plus en plus restreinte d’être remboursés.
–    Ce sont les prétendus «plans de sauvetage» et le MES – qui garantissent les dettes des banques spéculatives internationales et des Etats membres de l’UE et prolongent et approfondissent ainsi la crise de la dette, en rendant la situation de plus en plus dangereuse pour les pays solides – qui pèsent le plus lourdement sur nos citoyens. A la prochaine poussée de la crise financière et lors de la prochaine faillite de banques ou de pays membres, les cautions arriveront à échéance et il va falloir payer des centaines de milliards d’euros à quoi on ne pourra plus faire face sans réforme monétaire.
On n’a jamais demandé l’avis des citoyens sur toutes ces acrobaties financières aventureuses. Les concepts on été mijotés sous supervision américaine, dans un petit cercle formé de grands banquiers et de fonctionnaires européens et présenté aux parlements sans débats pour être soumis à un vote obligatoire – sans alternative. C’est ainsi que la démocratie a été trahie. Le signal de la Suisse pourrait aussi avoir donné l’alarme dans les magouilles financières au sein de l’UE, d’autant plus qu’elles avaient déjà partiellement été qualifiées d’anticonstitutionnelles par le Tribunal constitutionnel fédéral.
Tout comme les Américains justifient leurs guerres d’agressions par le danger fantôme du «terrorisme», les fonctionnaires de l’UE combattent toute revendication des peuples à vouloir participer aux décisions pour lesquelles ils doivent se porter garants, voire donner leur sang, comme étant du «populisme nationaliste». Le grand capital international et la «puissance dominante universelle» (Brzezinski) ne veulent pas de droit de participation national, pas de véritable démocratie en Europe, mais uniquement un déguisement pseudo-démocratique d’une dictature centrale euro-américaine comme l’a présenté l’euro-fonctionnaire Juncker:
«D’abord nous décidons quelque chose, et le mettons sur le tapis. Puis nous attendons un certain temps pour voir ce qui arrive. S’il n’y a ni grands hurlements ni émeutes, parce que la plupart des gens n’ont pas compris ce qu’on avait décidé, alors on continue – pas à pas, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de retour en arrière possible.» C’est ainsi que se passe la destruction des démocraties en Europe et la prise de pouvoir par le politburo bruxellois sur ordre des Etats-Unis.
La peur des fonctionnaires européens, que le signal de la Suisse puisse éveiller, lors des prochaines élections européennes, chez les démocrates des pays membres, une résistance sérieuse en faveur du droit de participation des citoyens, n’est pas combattue par des arguments sensés mais avec l’argument massue du «populisme nationaliste». Les internationalistes prouvent ainsi qu’ils sont décidés à poursuivre leurs propres intérêts primordiaux envers et contre les désirs des peuples (populus) et des citoyens.
On ne peut que dire: «Peuples, écoutez les signaux! Europe, écoute le signal de la Suisse!»    •
(Traduction Horizons et débats)
*    Eberhard Hamer est un économiste allemand. Il est le fondateur de l’économie du «Mittelstand». Après des études d’économie nationale, de théologie et de droit, Hamer a présenté sa thèse de doctorat.
Il a travaillé en tant qu’avocat dans une entreprise. Plus tard, il a obtenu la chaire de politique financière et économique de la Haute Ecole de Bielefeld, où il a enseigné jusqu’à sa retraite en 1994. Dans les années 1970, il a fondé le «Mittelstandsinstitut
Niedersachsen» à Hanovre et il a publié plus de 20 livres sur le sujet des PME. Pour ses travaux sur le développement d’une nouvelle économie de la classe moyenne, il a obtenu l’«ordre du Mérite de la République fédérale d’Allemagne» («Bundesverdienstkreuz»). Il est l’auteur de nombreux articles et de livres.


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