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je suis pas charlie

 
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bergs2


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 17:50 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

Je ne suis pas Charlie ». Des questions de fond.






Article publié le 11.01.2015
NDLR. Nos lecteurs nous écrivent. Grand merci.

A l’heure qu’il est, trois terroristes islamiques ont été abattus. La quatrième est recherchée. Une manifestation nationale se prépare pour dimanche. Le pays cherche à s’unir dans ces circonstances dramatiques. 17 morts en quelques jours, c’est une première depuis 50 ans. Le Président de la République a appelé à « s’unir contre la violence ». S’unir contre la violence ? Certes. Mais au nom de quoi ? Au nom de Charlie Hebdo ? Le caricaturiste laïc et athée qui dénigrait tout ce qui touchait au sacré ? Les slogans « Je suis Charlie » ont immédiatement provoqué des « Je ne suis pas Charlie » ; on a même pu voir des « Je suis une épicerie kasher ». Il ne manque plus que le petit Nicolas nous sorte un « Je suis Sarko ». La France est divisée, profondément. Même l’ennemi commun ne réunit plus. On va marcher ensemble, mais pas tous ensemble. Certains n’auront pas le droit d’être là… Alors quoi ? Union ou division ?
Les musulmans eux-mêmes sont divisés. Il y a les jeunes voyous qui proclament sans vergogne et dans un français approximatif leur soutien aux terroristes. Avec eux, au moins, on sait à quoi s’en tenir. Il sera de la responsabilité de l’Etat de les tracer, de les traquer, et de les condamner durement, question de survie et de crédibilité.
Il y a d’un autre côté les officiels qui se déclarent « tristes » et condamnent « sans appel ». On ose à peine les croire. Comment expliquent-ils qu’en Syrie, en Irak, en Somalie, au Pakistan, en Inde, dans la quasi-totalité des pays musulmans d’Afrique et d’Asie, et maintenant en Australie, en France, on tue au nom d’Allah ? Comment expliquent-ils que l’immense majorité des régimes musulmans punissent de peines allant de l’emprisonnement à la peine de mort la conversion des musulmans à une autre religion ? Que les chrétiens sont persécutés partout ? Comment peuvent-ils condamner une violence et se taire sur l’autre ? Ou alors reconnaissent-ils implicitement qu’il n’y a pas de réciprocité et que c’est bien ainsi ?
Et puis il y a l’immense masse des musulmans que l’on n’entend pas, dont on ne sait que penser, encore moins ce qu’ils pensent. Penchent-ils pour la raison ou pour l’appartenance ? De qui se sentent-ils redevables ? Et de qui ont-ils le plus peur ?
Il y a probablement ceux qui se réjouissent secrètement, et combien sont-ils ?
Il y a sans doute les bons croyants qui, pratiquant leur religion, condamnent instinctivement cette violence disproportionnée, même si elle répond à ce qu’ils considèrent une attaque de leur foi ; ce sont les honnêtes gens, dont les vertus humaines ne supportent pas que des vies soient supprimées pour réparer un affront.  Et puis il y a ceux que l’usage du nom d’Allah pour justifier des bains de sang dégoûte plus encore, et qui vont jusqu’au bout de leur dégoût : ils se désolidarisent et commencent à douter. Ils réalisent bien que ces horreurs n’ont pas de pareille, et que c’est ce qui fonde leur foi qui en mène d’autres aux actes les plus inhumains. Dieu contre les hommes ? Comment serait-ce possible… ? Pour ceux-là, le dilemme est tragique, car l’islam n’est pas seulement leur foi personnelle ; c’est également leurs origines depuis 13 siècles, c’est leur famille, c’est souvent leur première patrie, c’est leur monde, leur point de repère dans un pays qui ne leur en offre pas d’autre. Car la grande question est là : au nom de quoi faut-il dire non à la violence ? Au nom de quoi faut-il s’unir ? Au nom de quoi peut-on faire régner la paix ?Les valeurs de la République, imposées dans le sang, ont provoqué la première grande fracture de la France, et elle dure depuis plus de deux siècles. La République prône la liberté, mais personne ne s’accorde pour en fixer les limites ; elle veut établir l’égalité, contre toute évidence ; elle souhaite la solidarité, sans pour autant définir d’autre objectif commun que la démocratie et les droits de l’homme. Or ces principes, par essence, renvoient le citoyen à son propre nombril et excitent les revendications individuelle contre toute forme d’entente. Devant l’échec des principes fondateurs, la République a inventé la tolérance et l’antiracisme, toujours appliqués de manière unilatérale, déchirant une nouvelle fois la société entre éternelles victimes et oppresseurs de toujours.La République française, héritière de la plus brillante des civilisations, a fait table rase de son passé et dressé en dogmes nouveaux des idées trop désincarnées pour ne pas être des utopies, trop vagues pour ne pas semer autre chose que la lutte des classes, des sexes, des races et des religions. La République portait sans le savoir sa propre destruction dans son noyau même, à moins qu’elle n’ait voulu sciemment provoquer l’éclatement de la société en organisant la guerre de tous contre tous.
A ce jour, il ne reste aux hommes de bonne volonté qu’à se demander une chose : sur quelle base cette société peut-elle se reconstruire ? La tolérance tant prônée, et qui sera demain au cœur du message de la manifestation nationale, ne peut pas servir de principe d’unité, car elle n’est qu’absence. C’est une valeur négative, vide. Pour réunir les hommes, il faut leur proposer un édifice à construire, or la tolérance c’est leur demander de ne pas se jeter des pierres... La tolérance n’est rien, si ce n’est un vœux pieux ; c’est un idéal de cour d’école ; c’est l’infantilisation des individus et la perte progressive de tout système immunitaire pour une société. Car si tout le monde est éduqué à tout tolérer, on se met mécaniquement à tolérer l’intolérable, c’est la loi du plus fort qui s’installe, et on s’y soumet, au nom de la tolérance, avant de s’en indigner, sans plus savoir pourquoi. La tolérance, c’est le chaos programmé.
Il y a ceux qui persistent, et qui veulent plus de République ; il y a ceux qui dénoncent, et qui voudrait un autre régime ; il y a ceux qui se réjouissent, car le désordre peut ouvrir la voie à leur dictature. La France est déchirée, irrémédiablement. La France vacille et cherche son point d’équilibre. Quelle sera la direction à prendre ? Et surtout, quelle sera le principe d’unité ? Quelle sera la clé de voûte ? Les « valeurs de la République » ont échoué. Ce n’est qu’une question de temps : demain ce sera la guerre civile. Elles ont échoué parce qu’elles n’étaient que des ballons flottant dans une atmosphère de beuverie. Maintenant que la fête est terminée, elle gisent vides et molles sur le sol qui va être balayé. Elles ont échoué parce qu’elle n’étaient que des idées, des idées folles, des idées chrétiennes devenues folles. « Revenons aux valeurs ! » Mais quelle force de conversion ont ces valeurs, si elle ne sont pas accompagnées de vertus ? Et ces vertus, quelle légitimité auraient-elles sans mystique, et cette mystique, où puiserait-elle sa force, si elle n’a point d’objet de contemplation ?
On a prôné le « vivre ensemble », comme si l’homme était un engrenage qui se prenait dans un autre pour finalement produire une gigantesque machine. On a voulu réduire l’homme à un consommateur qui mange, boit, consomme, se vide et recommence. Comme si l’homme était un cerveau au service d’un ventre. On a voulu nier la nature spirituelle de l’homme, nier qu’il a besoin de beau, qu’il a besoin de bien, qu’il a besoin de vrai, que pour déployer toute son énergie de cohésion, il lui faut regarder vers le haut et se nourrir à une source qui le dépasse. On a rêvé l’homme tel qu’il n’était pas, et on s’étonne que la machine se grippe.  Au lendemain d’un Noël commercial, on a oublié la paix de la Crèche, depuis trop longtemps.
Jean-Baptiste Bless, 11 janvier 2015


http://www.lesobservateurs.ch/2015/01/11/je-ne-suis-pas-charlie-des-questio…


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 17:50 (2015)    Sujet du message: Publicité

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bergs2


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 17:58 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

Charlie Hebdo : la grande imposture des experts

Mireille Vallette
journaliste






Article publié le 10.01.2015

Selon nombre d’experts, puisque l’Occident et la France sont intervenus dans des pays musulmans, ils récoltent ce qu’ils ont semé. Ou comment ces activistes de la haine de soi comprennent fort bien les crimes religieux.

 
Vendredi soir, des analystes invités de la radio romande nous disaient en guise d’explication et d’exonération des communautés musulmanes: «Il faut avoir à l’esprit que les Américains ont envahi l’Afghanistan et l’Irak. Et cette lutte contre l’E.I. n’est pas forcément la bonne solution.»
Ça m’a d’abord beaucoup énervée. Puis fait réfléchir. Et j’ai eu soudain le sentiment d’une immense imposture!
Les musulmans ont réussi à «nous» convaincre que les Américains et autres coalitions seraient intervenus dans certains des pays du prophète pour attaquer « les musulmans » et « l’islam ». C’est en tant que défenseurs de cette religion -et non d’humanistes- qu’ils ne cessent de condamner ces guerres.
Eh bien, nos experts ont implicitement adopté ce prisme dans leurs analyses. L’invasion de l’Irak, de l’Afghanistan, voire la lutte contre l’E.I ont un grand point commun: leurs populations sont très majoritairement musulmanes. Et dans ce cas, ils comprennent fort bien que les musulmans du monde entier, dont ceux des démocraties, réagissent férocement. En tuant.
Or, tout homme censé ne peut une seconde affirmer que Bush et les alliés sont intervenus pour une raison religieuse. Pas plus qu’ils n’ont fait la guerre du Vietnam pour lutter contre l’hindouisme.
Les assassins et autres terroristes musulmans dans nos sociétés n’agissent pas pour défendre une nation, mais leur religion. Ils sont en croisade contre l’Occident. Que la France soit leur pays n’a aucune importance. Ils réagissent par la terreur, en exterminant des innocents, mais ceci semble parfaitement secondaire, voire logique à nos analystes.
Ces adeptes occidentaux de la mystification, imprégnés d’une insondable haine de soi, expliquent, comprennent, voire justifient ces meurtriers. Leur analyse rejoint implicitement, mais sans aucun doute, celle des adorateurs blessés de l’islam.
Si des chrétiens au nom des persécutions qu’ils subissent dans les pays islamiques se faisaient exploser dans une foule de musulmans européens, nos doctes analystes nous diraient-ils que c’est tout à fait explicable, voire logique?
Les musulmans de France pourraient au nom de l’humanisme, des valeurs démocratiques, d’une analyse géo-politique (ce que leur ont appris nos sociétés) s’affirmer opposés à ces invasions et descendre dans la rue, comme tout démocrate qui se respecte. Et comme le font les chrétiens et les juifs. Je ne l’ai jamais vu. Leur seul souci est l’islam, les seules victimes dignes d’intérêt et de fureur sont les musulmans. Les «Français de confession musulmane» (expression chérie de Tariq Ramadan), comme les autres citoyens, n’ont en réalité aucune raison de commettre des atrocités contre des Français, parce que des événements qu’ils estiment condamnables se produisent à l’encontre de régimes musulmans.
Pour la première fois de notre histoire, une frange d’immigrés et ses défenseurs patentés estiment qu’au nom de ces agressions, tout est compréhensible, même le fait de tuer au hasard dans les foules, d’assassiner des juifs, des policiers, des artistes.
La deuxième observation, c’est que contrairement à ce que tant d’enfumeurs veulent nous faire croire, la religion pour beaucoup de musulmans passe avant tout, elle est le prisme exclusif de leur vision du monde. Et beaucoup lavent le cerveau de leurs enfants « français de confession musulmane » qui lors des dernières tragédies ont refusé, des enseignants en témoignent, de respecter une minute de silence, d’adhérer à la liberté d’expression et de condamner les tueurs.
Je pense de plus en plus que l’islam, lorsqu’il envahit la vie et l’esprit de ses adeptes, ressemble à une maladie mentale… contagieuse. Beaucoup de «Français de confession musulmanes» devraient être condamnés, si la lutte contre le radicalisme musulman était enfin d’actualité, à subir des cures d’humanisme, d’ouverture à l’autre et d’histoire critique de leur civilisation et de leurs textes.
Retour à la manifestation de dimanche
Je suis très curieuse de voir combien de musulmans manifesteront ce dimanche. Lors d’un rassemblement à Marseille mercredi, un journaliste du Point observe qu’il n’en a vu aucun. Et entre temps, la donne s’est compliquée. Célébrer la liberté d’expression par «Je suis Charlie» ne mange pas de pain. Mais comment introduire la protestation contre l’antisémitisme? Ce matin, Alain Finkielkraut rappelait que selon l’imam Tarek Oubrou, il lui a fallu «trois prêches» pour que les «Français de confession musulmane» et quelques autres acceptent de condamner Mehra. Lorsqu’il leur disait : «Il a aussi tué des musulmans», les croyants répondaient: «Peu importe, il a tué des juifs!»
Certains ont eu une idée. Mais Combien de non-musulmans, combien de musulmans porteront à la fois la pancarte « Je suis Charlie », et «Je suis Casher»?
 
P.S. qui n’a (presque) rien à voir. Hafid Ouardiri a réussi avec Tariq Ramadan à faire déprogrammer le «Mahomet» de Voltaire en 1993, a demandé l’annulation d’une lecture de cette pièce, «torchon truffé de mensonges sur le prophète», en France voisine et au Théâtre de Carouge en 2005. Et à propos des caricatures danoises « immondes » il parle de « cette liberté d’opinion qui me bafoue, me déconsidère ». Il s’en fait aujourd’hui le champion dans les médias.
Et pour conclure, cette perle du même Ouardiri: «Dans la tradition musulmane, jamais aucune guerre n’a été faite au nom de la religion.» (Tribune de Genève, 19.09.2006)
Mireille Vallette, 10 janvier 2015


http://www.lesobservateurs.ch/2015/01/10/charlie-hebdo-la-grande-imposture-…


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bergs2


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 20:28 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

Cool Cool Cool
la mascarade de dimanche la pseudo Union regarder le petit sarko c'est magnifique Comme la dit l'ancien président de la confédération suisse Pascal Couchepin ''il est tellement petit dans tous les sens du terme il ne sait plus comment faire pour se montrer ''

http://www.lematin.ch/monde/sarkozy-joue-coudes-tete-manif/story/29746105


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bergs2


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 21:01 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

la france se distingue à nouveau concernant la liberté d'expression ,heureusement le producteur ne se laisse pas berner et présente sa pièce de théâtre

Une pièce censurée après le drame de Charlie Hebdo ThéâtreEcrite par un pasteur Lausannois, «Lapidée» ne sera joué à Paris que trois fois au lieu de trente. Explications.

L'affiche de la pièce de Jean Chollet n'a pas été affichée comme convenu sur les colonnes Morris de Paris.

Mis à jour à 18h31
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Le regard d’une femme voilée sur lequel coule une larme de sang ne sera pas affiché, comme prévu, sur 150 des 500 colonnes Morris de Paris. L’importante campagne d’affichage de la pièce «Lapidée», écrite par le directeur de l’Espace culturel des Terreaux, Jean Chollet, a été annulée. La pièce, portée par deux comédiennes vaudoises et un musulman, devait se jouer trente fois entre demain et le mois de mars. Elle n’aura droit qu’à trois représentations au Théâtre Ciné XIII de Montmartre. «Suite aux récents événements, nous devons faire preuve de décence et ne pas risquer d’énerver des fous furieux avec un visuel extrêmement parlant. L’affiche peut être vue comme une provocation», explique Claude Telliez, d’Aigle Noir Productions.
A Avignon en juillet
Décision a été prise vendredi dernier, lors d’une séance réunissant comédiens, responsables du théâtre, producteur et attachée de presse, de ne garder que trois représentations. «Le théâtre a suggéré que nous changions le visuel de l’affiche et son titre, mais cela me paraît impensable. La pièce n’est pas annulée, mais reportée. Elle sera proposée à Paris lorsque le climat sera plus serein. D’ici là, on pourra la voir à Avignon cet été, je m’y suis engagé», poursuit le producteur.
Reste que le mécontentement est palpable parmi les comédiens, mais pas seulement. «Les gens dans la rue ont peur. Tout le monde clame haut et fort «Je suis Charlie», mais quand il faut agir, il n’y a plus personne, explique la comédienne de Bourg-en-Lavaux Nathalie Pfeiffer, depuis Paris où elle avait pris ses quartiers. Il devait y avoir des affiches sur les colonnes Morris et dans le métro. On aurait peut-être dû proposer un visuel avec un Bisounours et un titre comme «Martine au Yémen»! La pièce a été écrite par un pasteur et elle n’injurie ni le Prophète ni l’islam. Elle parle des droits humains et de la lapidation arbitraire qui est encore pratiquée dans douze pays à travers le monde.»
Flora Guillem, administratrice du Théâtre Ciné XIII, regrette: «Notre théâtre n’est pas une cible privilégiée des terroristes, mais nous craignons des actes isolés de personnes échaudées. Renoncer aux trente représentations, c’est donner raison aux extrémistes. Cela m’attriste, mais nous sommes responsables de notre public et de nos employés.» Le théâtre a non seulement engagé des vigiles pour les trois soirs maintenus, mais a aussi retiré l’affiche de sa devanture…
Réservations annulées
La préfecture de Paris, contactée par Claude Telliez, a fortement recommandé au producteur de renoncer à sa campagne d’affichage et à la pièce. «En annulant la campagne, je perds 10 000 euros. Ça aurait été plus facile pour moi de la maintenir, mais je suis inquiet. J’avais distribué vingt invitations à des connaissances, elles ont toutes annulé!» Un avis que ne partage pas Sandra Vollant, l’attachée de presse: «L’attentat de Charlie Hebdo a tué un moyen d’expression, il faut valoriser ceux qui nous restent. Je n’en suis pas à ma première expérience en tant qu’attachée de presse de spectacles engagés, mais je n’ai encore jamais vécu cela. Le producteur a peur d’engager sa responsabilité juridique. Pour ma part, je n’ai eu aucune annulation de journalistes annoncés pour les représentations maintenues. Au contraire, une femme prévue le 6 février a décidé de venir à la première.»
Jean Chollet a un avis plus mitigé sur la question: «La situation actuelle est délicate. Faut-il jouer malgré tout et prendre des risques inutiles ou faut-il renoncer et se mettre à genoux devant les terroristes? Il est vrai qu’il faudrait jouer précisément maintenant et ne pas capituler, mais nous ne sommes pas à l’abri des actes d’un fou!» Pour le metteur en scène, sa pièce est bien loin d’atteindre la visibilité qu’avait Charlie Hebdo. L’homme de théâtre admet toutefois avoir lu quelques propos déplacés sur des blogs islamistes après les représentations de Lapidée à Avignon en 2013. «Ce texte essaie de montrer que ce n’est pas le Coran qui justifie la lapidation, mais des barbares qui instrumentalisent la religion pour parvenir à leurs fins.»
(Créé: 12.01.2015, 18h31)


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bergs2


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MessagePosté le: Lun 12 Jan - 21:17 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

http://www.infrarouge.ch/

émission sur la télévision suisse romande mardi à 22h


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bergs2


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MessagePosté le: Mar 13 Jan - 11:53 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

http://www.alterinfo.net/Charlie-Hebdo-Quelle-blague-_a109546.html
article très intéressant qui confirme ce que je pense depuis le début .


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bergs2


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MessagePosté le: Mar 13 Jan - 17:38 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

de quoi se marrer  Smile

Charlie Hebdo ne sera pas dans les kiosques de Suisse romande mercredi
"CHARLIE HEBDO"


"Je suis Charlie": comme d'autres, ce manifestant devra patienter pour tourner les pages de "Charlie Hebdo"
Crédit: KEYSTONE

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"Charlie Hebdo" ne sera pas livré hors de France mercredi. La rotative n'imprime pas suffisamment d'exemplaires à l'heure pour pouvoir livrer dans les temps les trois millions d'exemplaires prévus, en 16 langues.
Le nouveau numéro de "Charlie Hebdo" ne sera pas distribué dans les kiosques de Suisse romande demain mercredi, comme initialement prévu.
Le directeur général de Naville Presse, Alain Meynier, qui nous a appris la nouvelle, explique que seuls 30 000 exemplaires de l'hebdomadaire satirique sont imprimés à l'heure. "Aucune commande d'exportation ne sera honorée pour demain. Nous ne serons pas livrés avant demain soir", précise  Alain Meynier. Seule une partie de la France métropolitaine pourra être servie mercredi.
Les très nombreux lecteurs suisses qui ont réservé leur exemplaire devront donc patienter.
Découvrez l'article complet demain dans les éditions payantes de l'Express-L'Impartial.
Par vco


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bergs2


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MessagePosté le: Mer 14 Jan - 20:55 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

Je ne suis pas Charlie Par Bruno Bertez
By The Wolf on 09/01/2015 • ( 191 commentaires )
Je ne suis pas Charlie  Par Bruno Bertez
Citation:




Comme vous vous en doutez, j’ai longuement hésité avant d’écrire ces quelques lignes. Prendre le contre-pied, s’opposer frontalement à un mouvement de masse, c’est être plus que téméraire, c’est être inconscient. 
Certains diraient même que le titre que je choisis est une provocation. Je ne le conteste pas car, comme les caricaturistes et journalistes de Charlie Hebdo, je pratique moi-même la caricature. Je force le trait, j’exagère, je grossis, pour frapper, pour retenir l’attention et ainsi, mieux convaincre. 
Le grand mouvement « Je suis Charlie » a quelque chose de dégoûtant. Qu’est-ce que cela veut dire « Je suis Charlie » ? Cela veut dire, je me prends, je me mets à la place de ceux qui ont mené un combat. Je ne précise pas le combat car ce combat était multiple. Ce qui est sûr, c’est que c’était un combat contre l’esprit dominant, contre la bêtise, contre la pensée unique, contre le conformisme. Je ne retiens pas des gens de Charlie Hebdo qu’ils étaient journalistes car je n’ai pas le sentiment, mais je peux me tromper, que leur intention première était d’informer. Je pense, qu’avant tout, ils voulaient bousculer, démystifier, chambouler, ils voulaient renverser des statues, faire bouger. C’était des iconoclastes. Pour moi, plus que des journalistes, c’était des combattants. Des combattants d’une certaine forme de liberté que je confonds pas avec la liberté de la presse. Certains propos de leurs dirigeants vont dans ce sens. 
Dans le combat qu’ils ont mené, on ne peut pas dire qu’ils étaient bien nombreux. Non seulement, ils n’étaient qu’une poignée, mais leur journal était diffusé à 30.000 exemplaires, c’est peu. C’est peu pour vivre, c’est peu pour progresser, c’est peu pour influencer. Les gens de Charlie Hebdo étaient donc, pour moi, des combattants, mais des combattants relativement isolés. Qui leur a apporté du soutien dans leurs différents combats et, en particulier, dans celui qui a causé leur perte. Bien peu. La  masse, la foule, les politiques, tous ces gens ont plutôt eu tendance à prendre leurs distances avec Charlie Hebdo lorsqu’ils ont publié ces pages sacrilèges sur l’Islam. Bien peu l’ont soutenu ou popularisé son combat quand il s’en est pris à la Charia. 
Que dire sur leur protection. Inadéquate, réduite à un minimum. Leur protection était purement formelle, cosmétique, un peu comme pour faire semblant. Derrière le dispositif, si on peut le qualifier ainsi, il n’y avait nulle réflexion, nulle tentative de prévenir efficacement. 
Charlie Hebdo était bien seul quand il était vivant, mais ils sont tous là, maintenant qu’ils sont morts. Ils sont tous là, ceux qui, selon moi, ont contribué au triste destin de Charlie Hebdo. Si Charlie avait été soutenu par un milieu favorable, par une opinion publique courageuse, ils seraient certainement encore vivants. Il faut oser, me semble-t-il, trouver scandaleux ce reversement de l’opinion et des pouvoirs et dire que c’est quand on est en vie que l’on a besoin de soutien, et non pas quand on est mort. Malgré leur grande ampleur, les manifestations actuelles ont quelque chose de dérisoire et j’avoue que c’est en raison de la honte qu’elles m’inspirent que j’ai écrit ces quelques lignes. Les Français sont plus prompts à agiter des petits panneaux, ce qui ne leur coûte rien, qu’à se lever et à se battre pour les vraies libertés. 
Je suis étonné de la discrétion dont on fait preuve à l’égard de l’un des meilleurs d’entre eux, Bernard Maris, cet économiste non-conformiste. Bernard Maris était un économiste d’exceptionnelle qualité. La preuve, il s’était montré ces derniers temps capable de dépasser l’économisme et de l’intégrer dans une réflexion beaucoup plus vaste, philosophique et sociologique. Si l’on avait fait autour des travaux de Bernard Maris ou autour de ses chroniques signées « Oncle Bernard » autant de tapage que l’on en fait maintenant, le débat économique français aurait été porté à un niveau supérieur à ce qu’il est maintenant. On serait rentré dans le vif du sujet. Mais Bernard Maris, ses travaux d’économiste, la récente évolution de sa pensée, tout cela n’intéresse personne car ce n’est pas récupérable. En parler maintenant dérangerait ceux qui orchestrent la grande mystification en cours. 
La grande mystification en cours, c’est celle de l’Union Nationale. Quel rapport y a t’il entre ce qui est intervenu mercredi dernier et l’Union Nationale, Grand Dieu ? Aucun. Absolument aucun. L’appel à l’Union Nationale est une escroquerie de communiquant politique : il s’agit de saisir l’opportunité de faire oublier une politique désastreuse, aussi bien de droite que de gauche, une politique qui divise. C’est cette politique qui divise, qui fragmente, qui disloque le corps social qui, précisément, nourrit le terreau sur lequel on peut semer le terrorisme. Le terrorisme prospère si les conditions lui sont favorables. Or, précisément, les politiques actuelles isolent les gens, renforcent les égoïsmes, brisent les liens sociaux et les solidarités spontanées. Je ne vise pas cette solidarité de façade que les politiciens ne cessent d’invoquer pour justifier leurs politiques scélérates. La politique intérieure est désespérante au sens fort, elle tue tout espoir. La politique extérieure est encore pire ; elle fabrique des ennemis. Certains réels, d’autres imaginaires. Cette politique étrangère se confère le droit de bombarder, de tuer sans discernement, de démoniser des populations entières avec l’aide d’un vocabulaire et de discours irresponsables. 
Je n’ai aucune idée de la personnalité des assassins. Ce sont eux qui ont tué, cela aurait pu en être d’autres. Les conditions sont prêtes, elles sont réunies pour que la barbarie se propage. Jusqu’à présent, les Français bien-pensants ont fermé les yeux ; pour eux, la barbarie, c’est ailleurs, mais l’action criminelle de ceux qui ont opéré devrait leur rappeler que la barbarie peut aussi faire ses ravages chez nous.  
Je ne vois personne dans les milieux responsables ou dans les médias qui comprenne que ces événements terribles devaient mériter mieux qu’une action publicitaire et qu’ils imposaient au contraire que l’on fasse progresser la conscience des Français, que l’on pose les vrais débats. Que l’on s’adresse à l’intelligence. Non. Ce qui a été choisi, c’est de massifier, de resserrer les rangs du troupeau. La démarche de Charlie Hebdo, qui a toujours été de lutter contre le troupeau, contre la bien-pensance, s’est trouvée trahie dès l’instant même de l’assassinat. Ils ont été assassinés une seconde fois. Politiciens de droite, de gauche, journalistes, commentateurs, ils sont tous complices pour dissimuler et enterrer les vraies questions, tous complices pour mettre le couvercle de l’émotionnel imbécile sur les questionnements qui s’imposent. 
Aux proches des victimes, à ceux qu’ils aimaient et qui les aimaient, je veux dire toute ma compassion. Je veux dire également toute mon admiration pour la démarche  qui animait l’équipe de Charlie Hebdo, sa révolte et son courage. Les contenus de leur journal, leurs idées, leur art, étaient le leur et ils avaient choisi d’aller jusqu’au bout.  Les admirer, ce n’est pas approuver toutes leurs idées et tous leurs choix, c’est saluer avec respect leur démarche.  Ils n’étaient pas inconscients, ils connaissaient les risques auxquels ils s’exposaient. Ils avaient décidé de monter sur les barricades. Ils en sont morts.
Bruno Bertez Le 9 Janvier 2015


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shadok
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MessagePosté le: Lun 19 Jan - 09:48 (2015)    Sujet du message: je suis pas charlie Répondre en citant

Merci Bergs 

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:30 (2016)    Sujet du message: je suis pas charlie

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