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De la Démocratie, de la République et du Socialisme

 
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Symphoenix


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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 03:51 (2015)    Sujet du message: De la Démocratie, de la République et du Socialisme Répondre en citant

"Le problème avec le socialisme est qu'il arrive finalement un moment où vous êtes à court de l'argent d'autrui" Margaret Thatcher

La première chose que le gouvernement et la vaste majorité des universitaires essaient de dissimuler est l'existence d'un cycle économique pour la simple et bonne raison qu'ils osent prétendre que seules leurs préconisations permettront d'éradiquer quelque chose qui fait partie intégrante de la Nature. Il faut comprendre que tous les cycles économiques trouvent comme point d'origine notre humanité. J'ai intitulé un rapport, qui devint assez célèbre par la suite, "C'est juste une question de timing", en l'honneur de mon amie Margaret Thatcher. Lorsque nous évoquions les politiciens, elle me confia que John Major perdrait et ce bien avant que l'on sache avec certitude quel serait son adversaire. Quand je lui ai demandé la raison derrière cette prévision, Margaret, qui comprenait instinctivement l'aspect cyclique des choses, me répondit : "C'est juste une question de timing".

Margaret et moi sommes devenus amis. Je lui ai fréquemment rendu visite à son bureau de Londres et il lui est même arrivé de m'inviter chez elle à l'occasion des fêtes de Noël. Elle savait d'instinct que le comportement des gens évolue et avec eux, les courants politiques traversant une société. Elle prit la parole lors de l'une de nos conférences et déclara publiquement que les politiciens abordent les événements à la recherche de tendances, alors que peut-être devraient-ils considérer le monde en terme de cycles.

D'une certaine manière, dépouiller les autres est devenu LE programme politique légitime. Il ne peut y avoir de justice équitable, ni de véritable liberté de pensée, d'exercice de cultes ou que sais-je tant que l'on discrimine autrui selon sa race, sa foi, son orientation sexuelle, ses croyances ou ses BIENS. Un des 10 commandements dit même qu'on ne doit pas convoiter le bien d'autrui et condamne clairement cette démarche. Et malgré tout, prendre activement ce que d'autres gagnent est perçu comme juste. Ceci est très étrange car quand un individu se livre à cette bassesse, cela devient un crime. Nous laissons les politiciens faire de la discrimination et voler le bien d'autrui, et cela devient même en quelque sorte un acte honorifique.

La montée en puissance du processus démocratique à Athènes au cours de l'Antiquité tranchait nettement avec ce qui se pratiquait jusqu'alors et fut bien plus significatif que ce que beaucoup présupposent lorsqu'ils se contentent de survoler la question. Leurs soi-disant dieux n'étaient pas ce qu'on imagine aujourd'hui quand on évoque un dieu unique qui créa le monde. Leurs dieux n'étaient pas des créateurs, mais peut-être plus des sortes de super-héros ou de manipulateurs maléfiques; des formes d'extensions de la nature humaine. Ces dieux antiques étaient dépeints sous des apparences humaines, à l'opposée de créatures à l'apparence sauvage. Ceci reflète un concept qui trouve comme point d'origine la Grèce et qui est l'idée que l'individu a de l'importance. Avant Athènes, les gouvernements étaient des systèmes politiques autocratiques qui considéraient que l'humanité avait besoin d'une main ferme pour la contrôler ou bien ce serait le chaos qui l'emporterait. Le concept de démocratie était donc vraiment révolutionnaire en cela que l'individu apparaissait désormais comme capable de s'autodéterminer et qu'une telle liberté n'engendrerait pas le chaos.

Le socialisme est revenu à cette affirmation de la nécessité d'une règle autocratique où l'individu est incapable de s'occuper de lui-même et a besoin d'un dirigeant autocratique puissant. Nous nous dirigeons tout droit dans une tempête politique; cette dégradation de la considération de l'individu ayant une fois de plus refait surface, comme toujours.

La résurrection d'une forme de gouvernement autoritaire, dont le véritable principe sous-jacent est que nous sommes incapables de nous auto-déterminer, eu également lieu durant le siècle des Lumières. Cette théorie hybride devint un moyen habile de marier règle autoritaire avec une forme singulière de droits individuels. Cela fut retenu par l'Histoire comme le contrat social. En moral et en philosophie politique, ce concept de contrat social (qui est un contrat politique) visa à établir les fondations d'une société où les droits sociaux se fondaient dans la légitimité réaffirmée de l'autorité de l’État sur l'individu.

Le "Leviathan" est un livre écrit par Thomas Hobbes (1588-1679) et publié à l'origine en 1651 durant la Guerre Civile Anglaise (1642-1651). Le "Leviathan" plaide pour un contrat social en affirmant que les gens ont besoin d'un roi avec un pouvoir souverain absolu. Hobbes explique que la guerre civile ne peut seulement être évitée qu'en instaurant un gouvernement uni et puissant. Évidemment, c'est cette même théorie qui se cache derrière l'idée d'un gouvernement unique européen, matérialisée sous la forme de l'autorité bruxelloise, qui nous montre encore une fois qu'elle est responsable de la destruction de tout processus démocratique puisque aucun membre de la Troïka n'a été élu. Le contrat social (Du contrat social ou Principes du droit politique) est aussi le titre d'un livre de Jean-Jacques Rousseau sur ce sujet datant de 1762.

Le problème avec le concept de contrat social est qu'il n'a jamais été capable d'enrayer le désir d'accumuler de plus en plus de pouvoir. C'est là que l'idée même de socialisme trouve la source de sa corruption et devient ainsi inatteignable. Il semble qu'il n'y ait aucun moyen de faire perdurer la préservation des droits sociétaux face à une quelconque forme de règle autoritaire.

"En cherchant son intérêt propre, l'individu agit souvent beaucoup plus efficacement pour celui de la société que s'il le faisait intentionnellement." Adam Smith

Un véritable concept de démocratie émerge lorsque les gens sont capables de s'autodéterminer. L'Humanité n'est pas désarmée face à la liberté, ni pré-destinée à sombrer dans le chaos sans un gouvernement à l'allure de dictature qui veillerait à assurer sa préservation. Une véritable démocratie se bâtit en éliminant les politiciens de carrière et se base sur la coopération humaine. Une République, qui est composée de politiciens de carrière, évolue toujours en oligarchie pour finalement atteindre le stade de dictature autoritaire tout en prétendant défendre l'idée se trouvant derrière la philosophie du contrat social. Une démocratie nait de la coopération de l'Humanité (via l'action de la main invisible d'Adam Smith) alors qu'une république trouve comme fondation la punition. La première aspire à la liberté alors que la seconde étouffe la nature humaine.

Il semble que seule une Démocratie Directe aurait une chance de briser ce cycle oscillant en permanence de la société à une règle autoritaire. Ce qui s'auto-corrompt est toujours une République où nous élisons des soi-disant représentants. Ils ne font que devenir des politiciens de carrière. Aux USA, nous avons pris conscience de ce danger avec Franklin Delano Roosevelt et fit en sorte que personne ne puisse exercer plus de 2 mandats de président. La même chose aurait dû s'appliquer aux membres du Congrès.

Nous avons besoin de constituer un panel de citoyens désignés annuellement pour superviser le travail des bureaucrates et de faire en sorte qu'aucune loi ne puisse être promulguée sans avoir été d'abord vérifiée comme étant conforme à la Constitution. Nous devrions adopter la proposition de Benjamin Franklin concernant la nomination des juges : qu'il le soit par leurs pairs et jamais par des politiciens. Leur mandat ne devrait jamais s'étendre jusqu'à la fin de leur vie et l'âge minimum devrait être de 50 ans avec un maximum de 65 ans afin qu'ils aient une expérience réelle de la Vie. Aucun juge ne devrait travailler en solitaire, mais il faudrait constituer des panels tournant de 3 juges dont l'un serait désigné pour ne travailler que sur un seul dossier avant de retourner travailler dans le privé. Quiconque ayant des liens avec l'affaire sur laquelle il travaille devrait se récuser ou bien être emprisonné à vie.

Les panels de citoyens devraient être composés de personnes qualifiées pour chaque domaine supervisé. En finance, seulement quelqu'un ayant de l'expérience pourrait prendre place au sein de ce panel et pour une durée n'excédant pas 1 an après quoi il ne pourra plus jamais être désigné. Cela ressemblerait à une forme de service civique obligatoire.

Aucune législation ne devrait être autorisée à fusionner avec une autre. Chacune devrait passer par le vote direct des citoyens et devrait être clairement identifiée. Le "Social Security Act" dans son ensemble tenait sur 16 pages. La loi "Obamacare" fait plus de 2 mètres de hauteur une fois imprimée et représente 33000 pages dont nous ne savons pas encore tout ce qu'elles contiennent. C'est l'essence même de la corruption. Personne ne peut dire que c'est une bonne loi à moins de l'avoir lue dans son ensemble, ce que personne n'a fait.

Alors quel système politique pourrait fonctionner au moins pour un temps avant de tomber dans les affres de la corruption ? Il semble que la dernière chose que nous puissions tenter soit la Démocratie Directe et faire confiance aux gens, pour une fois. C'est une vieille idée qui mériterait d'être ré-examinée... 


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MessagePosté le: Mer 30 Sep - 03:51 (2015)    Sujet du message: Publicité

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